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Iran – complot d’exportation de capteurs utilisés dans la fabrication d’armes nucléaires

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Iran Focus – Citant une source judiciaire, l’AFP a rapporté qu’un Chinois doit comparaître devant la justice américaine qui l’a inculpé d’avoir fourni à l’Iran des pièces «hautement sensibles» servant à la fabrication d’armes nucléaires.

Ce ressortissant chinois, Sihai Cheng, est inculpé, aux côtés d’un Iranien et de deux entreprises iraniennes, d’exportation et de complot d’exportation de capteurs de pression utilisés dans la fabrication d’armes nucléaires, précise un communiqué du parquet de Boston.

Selon l’acte d’inculpation, Cheng aurait ainsi fourni, depuis 2005, des milliers de pièces fabriquées aux États-Unis à l’entreprise Eyvaz, identifiée en 2011 par le Conseil de l’Europe comme une «entité impliquée dans les activités nucléaires ou de missiles balistiques» en Iran.

Avec une accélération à partir de 2009, Cheng obtenait et exportait illégalement des centaines de capteurs de pression fabriquées par MKS Instruments, une usine du Massachusetts.

En violation de la législation américaine, les pièces aboutissaient entre les mains de l’entreprise iranienne, après une escale en Chine, grâce à la complicité d’un Iranien Seyez Jamili, selon l’acte d’accusation.

Ces capteurs de pression, servant dans les centrifugeuses à convertir l’uranium en gaz utilisé dans la fabrication d’armes nucléaires, ont été vus sur des photos de Natanz, le centre d’enrichissement d’uranium iranien.

Le Conseil de l’Europe a aussi établi que ces capteurs étaient fournis à Kalaye, une compagnie électrique iranienne désignée par les États-Unis et l’ONU comme un «proliférateur d’armes de destruction massive».

La loi américaine interdit leur exportation en Iran, dans le contexte des négociations internationales sur le programme nucléaire controversé de Téhéran, ainsi qu’en Chine, sans autorisation spéciale.

Un mandat d’arrêt international a été requis à Interpol par les États-Unis à l’encontre de l’Iranien Jamili, en fuite, qui gérait sa propre entreprise d’importation et travaillait pour Eyvaz.

Cheng, arrêté en février par les autorités britanniques sur des charges américaines, a été envoyé aux États-Unis depuis le Royaume-Uni. Il encourt au maximum 35 ans de prison cumulés s’il est reconnu coupable de toutes les charges.

 

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