Le représentant des États-Unis auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a lu la déclaration américaine mercredi 5 juin, coïncidant avec la publication d’une résolution de l’AIEA contre le régime iranien.
La déclaration souligne que le programme nucléaire du régime iranien constitue un sérieux défi pour la sécurité internationale.
« Le programme nucléaire iranien pose un défi très sérieux à la sécurité internationale », peut-on lire en partie dans le communiqué.
Cette déclaration, appréciant les efforts du directeur général et du Secrétariat de l’AIEA pour dialoguer avec le régime iranien sur des questions graves et non résolues liées à la mise en œuvre de l’accord de garanties de l’Iran dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), ajoute :
« Nous apprécions les rapports détaillés du directeur général sur ces questions critiques, qui sont essentiels à la compréhension par la communauté internationale de la nature du programme nucléaire iranien et des graves lacunes de la coopération de l’Iran avec l’Agence à ce jour. »
La déclaration américaine qualifie l’approche actuelle du régime iranien concernant la question nucléaire de « hautement problématique » et précise :
« L’Iran n’a jusqu’à présent pas réussi à fournir la coopération légalement requise, nécessaire pour résoudre les problèmes de garanties de longue date impliquant des preuves de la présence de matières nucléaires dans des sites non déclarés. Le manque de coopération de l’Iran persiste malgré les résolutions adoptées par le Conseil ces dernières années.
« L’Iran a répondu à plusieurs reprises aux résolutions adoptées par ce Conseil ces dernières années par l’escalade plutôt que par la coopération, notamment en produisant de l’uranium enrichi à 60 % dans ses installations souterraines fortement fortifiées de Fordow. » La déclaration a ajouté.
Le 5 juin, les États-Unis ont soutenu la résolution présentée par les gouvernements de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, et ont précisé que cette résolution devait être une première étape vers une solution durable et efficace au programme nucléaire du régime iranien.
Les États-Unis ont également souligné que l’Iran avait encore la possibilité de choisir une voie différente de sa voie actuelle et de fournir toute la coopération requise par ses obligations en matière de garanties.
Le Conseil des gouverneurs, composé de trente-cinq pays membres, a approuvé mercredi une résolution contre le régime iranien, appelant l’Iran à accélérer ses démarches de coopération avec l’AIEA, l’organisme de surveillance nucléaire des Nations Unies, et à revenir sur sa récente décision de bar inspecteurs expérimentés.
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont salué l’adoption de la résolution dans une déclaration commune et ont déclaré qu’ils espéraient que le régime iranien profiterait de cette opportunité pour résoudre des problèmes importants afin qu’aucune autre action du Conseil ne soit nécessaire.
Ces trois alliés européens des États-Unis dans le Plan d’action global commun (JCPOA) ont en outre souligné dans leur déclaration commune que le gouvernement iranien doit coopérer avec l’AIEA et fournir des explications techniques crédibles.
Vingt pays ont voté en faveur de cette résolution, douze pays se sont abstenus et seules la Russie et la Chine s’y sont opposées.

