Alors que le régime iranien continue d’insister sur l’enrichissement de l’uranium à haut niveau, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a mis en garde vendredi 14 février contre la forte augmentation du stock d’uranium enrichi de l’Iran. Il a souligné que le temps presse pour relancer le JCPOA (Plan d’action global commun).
Malgré une opposition internationale généralisée, le gouvernement iranien continue d’enrichir l’uranium à 60 %, le rapprochant dangereusement du niveau d’enrichissement de 90 % requis pour la production d’armes nucléaires.
S’exprimant en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, Grossi a averti que le temps presse pour relancer le JCPOA, mais a ajouté que cela ne signifiait pas que cela ne pouvait pas être accompli rapidement.
Selon Grossi, l’AIEA possède toutes les informations nécessaires, mais la prise de décision revient aux États membres de l’Agence.
Le directeur général de l’AIEA a déclaré que l’Iran est en train de multiplier par sept sa production mensuelle d’uranium enrichi à 60 %. Il a ajouté que d’ici la publication du rapport trimestriel de l’Agence le mois prochain, le stock d’uranium enrichi à 60 % du régime iranien pourrait atteindre 250 kilogrammes.
Selon les normes de l’AIEA, cette quantité d’uranium, si elle était encore enrichie, suffirait à produire six bombes nucléaires.
M. Grossi a averti que la communauté internationale devait prendre cette question très au sérieux, soulignant qu’il ne fallait pas perdre de temps. Il a exprimé l’espoir que le régime iranien redevienne un point focal de l’attention mondiale.
Le directeur général de l’AIEA a déclaré qu’il attendait avec impatience la nomination par la Maison Blanche d’un envoyé spécial américain pour l’Iran afin que des discussions et des consultations sur les prochaines étapes concernant le régime iranien puissent commencer. M. Grossi a également noté que l’AIEA restait en contact avec l’administration Trump.
Les propos de Grossi interviennent alors que le président américain Donald Trump a réinstauré la campagne de « pression maximale » contre le régime iranien en signant un décret exécutif le mardi 4 février.
Selon cette directive, une pression maximale sur le régime iranien sera rétablie, les voies d’acquisition d’armes nucléaires seront bloquées et des efforts seront déployés pour contrer l’influence néfaste du régime iranien à l’étranger.
Une autre section de la directive stipule que Donald Trump ne tolérera pas que le régime iranien possède des capacités d’armes nucléaires ou qu’il continue de soutenir le terrorisme, en particulier contre les intérêts américains.

