Moscou a défendu ce qu’elle a qualifié de droit du régime iranien à un « programme nucléaire pacifique » et a déclaré que Téhéran agissait conformément au droit international. Les États-Unis et Israël devraient prochainement se rencontrer au sujet du programme nucléaire iranien.
L’agence Reuters a rapporté vendredi 21 mars que la Russie s’était déclarée prête à servir de médiateur entre le régime iranien et l’administration du président américain Donald Trump.
Moscou maintient sa coopération sécuritaire et militaire avec Téhéran tout en s’efforçant d’améliorer ses relations avec Washington.
La question iranienne figurait parmi les sujets abordés lors d’un récent entretien téléphonique entre Trump et le président russe Vladimir Poutine, mardi.
À la suite de cet entretien, la Maison Blanche a annoncé que les deux présidents étaient convenus que l’Iran ne devait jamais être en mesure de détruire Israël.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré vendredi lors d’une conférence de presse que la Russie était convaincue que la question nucléaire du régime iranien devait être résolue exclusivement par des moyens politiques et diplomatiques pacifiques.
Il a ajouté que tout le nécessaire pour cette résolution était disponible, la seule condition étant la volonté politique.
Le Kremlin accepte les revendications de l’Iran concernant son programme nucléaire
Peskov a déclaré que, comme tous les autres pays, l’Iran avait le droit de développer son secteur nucléaire et son énergie pacifiques. Il a ajouté que Téhéran avait pris des mesures importantes en ce sens, dans le strict respect du droit international.
Il a déclaré que Moscou acceptait les affirmations répétées de Téhéran selon lesquelles il n’avait aucune intention d’acquérir l’arme nucléaire.
En mars, Trump a adressé une lettre à Ali Khamenei, le guide suprême du régime iranien, avertissant les responsables iraniens que le choix s’offrait entre un accord nucléaire avec les États-Unis et une éventuelle intervention militaire.
Le régime iranien a répondu en déclarant qu’il prendrait en compte les opportunités et les menaces mentionnées dans la lettre de Trump.
Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a averti le 15 mars que Téhéran était très proche de franchir le « seuil nucléaire ».
Négociations américano-israéliennes
Les responsables occidentaux craignent que si l’Iran, malgré ses affirmations, acquiert l’arme nucléaire, cela puisse menacer Israël et les États du Golfe producteurs de pétrole, déclenchant ainsi une course aux armements régionale.
Israël a clairement indiqué vouloir s’aligner sur les États-Unis dans toute action contre le régime iranien.
Jeudi 20 mars, le site d’information Axios, citant deux responsables israéliens et un responsable américain, a rapporté que des délégations israélienne et américaine tiendraient des discussions stratégiques la semaine prochaine à la Maison Blanche sur le dossier nucléaire iranien.
Selon ce rapport, les responsables israéliens estiment qu’il est peu probable de parvenir à un accord avec Téhéran et cherchent donc à se coordonner avec les États-Unis sur d’éventuelles actions en cas d’escalade des tensions, y compris des options militaires.

