Deux sources iraniennes ont déclaré à Reuters, mercredi 28 mai 2025, que Téhéran pourrait suspendre l’enrichissement d’uranium dans le cadre d’un « accord politique », à condition que les États-Unis débloquent les actifs iraniens bloqués et reconnaissent le droit de Téhéran à enrichir de l’uranium à des fins civiles. Un tel accord pourrait ouvrir la voie à un accord nucléaire global.
Selon ces sources, proches de l’équipe de négociation, si Washington accepte les conditions de Téhéran, un accord politique avec les États-Unis pourrait être conclu prochainement.
L’une des sources a indiqué que cette question n’avait pas encore été abordée lors des discussions avec les États-Unis.
Les sources iraniennes ont souligné que Téhéran n’accepterait pas de suspendre son programme nucléaire, de démanteler ses infrastructures ou de sceller ses installations nucléaires, comme l’exige l’administration Trump.
Entre-temps, le régime iranien n’a toujours pas pu accéder aux 6 milliards de dollars déposés dans une banque qatarie – une somme débloquée en 2023 lors d’un échange de prisonniers entre les États-Unis et l’Iran sous l’administration de Joe Biden.
La deuxième source a reconnu que Téhéran souhaitait que ces fonds soient transférés à l’Iran sans aucune condition ni restriction. Si la levée de certaines sanctions est nécessaire pour cela, elle devra être effectuée.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé la publication prochaine d’un nouveau rapport sur le programme nucléaire iranien.
Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, a annoncé la publication prochaine d’un nouveau rapport sur le programme nucléaire du régime iranien.
Mercredi, il a ajouté que ce rapport serait exhaustif.
La publication d’un rapport exhaustif sur le programme nucléaire iranien constitue une étape vers le déclenchement potentiel du mécanisme de retour automatique des sanctions contre le régime iranien.

