Les négociations nucléaires entre l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni avec l’Iran, qui se sont tenues à Istanbul, n’ont abouti à aucun résultat tangible. La Troïka européenne a menacé d’activer le mécanisme de retour à la normale prévu par l’accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et les puissances mondiales si l’Iran ne respectait pas ses engagements nucléaires.
Le 25 juillet au soir, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France ont annoncé qu’ils étaient prêts à déclencher la réimposition automatique des sanctions si l’Iran ne respectait pas certains engagements concernant son programme nucléaire.
Le ministère allemand des Affaires étrangères a publié la déclaration conjointe de la Troïka européenne sur le réseau social X (anciennement Twitter). Cette déclaration indique que la Troïka européenne est prête à activer le mécanisme de retour à la normale pour réimposer les sanctions. Toutefois, si l’Iran respecte ses obligations légales et remplit certains critères, le délai de réimposition des sanctions internationales sera prolongé. Les trois pays européens, parties à l’accord nucléaire de 2015 (JCPOA), ont appelé l’Iran à « choisir la voie diplomatique ».
Exigences européennes envers l’Iran
L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont également appelé à la reprise des inspections du programme nucléaire iranien par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ils exigent également des informations sur le lieu de stockage d’environ 400 kilogrammes d’uranium hautement enrichi.
Néanmoins, Majid Takht-Ravanchi et Kazem Gharibabadi, vice-ministres des Affaires étrangères du régime iranien, ont déclaré après les négociations nucléaires d’Istanbul que les parties européennes avaient convenu de poursuivre les négociations. Ils n’ont toutefois fait aucun commentaire sur les exigences spécifiques du trio européen.
Où sont les 400 kilogrammes d’uranium hautement enrichi ?
L’une des principales revendications des pays européens est de recevoir des informations sur le lieu de stockage d’environ 400 kilogrammes d’uranium hautement enrichi.
Depuis l’attaque américaine contre les installations nucléaires du régime iranien, la localisation de ces matières reste incertaine.
Le régime iranien n’a jusqu’à présent fourni aucune information concernant la disparition ou le transfert de son uranium enrichi.
Grossi : Les inspecteurs de l’AIEA retourneront en Iran
Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), s’est dit optimiste quant au retour des inspecteurs de l’AIEA en Iran d’ici la fin de l’année.
S’adressant aux journalistes, M. Grossi a souligné l’importance de discuter dès maintenant des modalités de la reprise des inspections avec Téhéran.
M. Grossi a appelé l’Iran à la transparence sur son programme nucléaire.
Vendredi, alors que se déroulaient les négociations nucléaires entre l’Iran et la Troïka européenne, le directeur général de l’AIEA a déclaré que le régime iranien manquait systématiquement de transparence concernant son programme nucléaire et avait, à plusieurs reprises, violé les dispositions du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

