L’UE a adopté lundi des mesures notamment contre la plus grande banque d’Iran, Melli, en gelant ses avoirs et en interdisant ses opérations en Europe. Vingt Iraniens et quinze entités iraniennes sont aussi visés par des mesures similaires, avec des interdictions de visa pour voyager dans l’UE ou des gels de leurs avoirs.
Ces mesures, comme toutes celles adoptées dans le cadre de l’ONU depuis 2006, visent à contraindre l’Iran de suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium, dont la communauté internationale craint qu’elle n’alimente un programme de fabrication de l’arme atomique.
Les propositions mentionnées par M. Hosseini sont une référence à une nouvelle offre de coopération des grandes puissances à l’Iran en échange d’une suspension de son enrichissement d’uranium, ainsi qu’à un "paquet" de propositions iraniennes pour régler les "problèmes du monde".
Le chef de la diplomatie de l’UE Javier Solana a présenté l’offre des grandes puissances à Téhéran le 14 juin. L’Iran n’y a pas encore répondu mais de nombreux responsables ont exclu toute suspension de l’enrichissement.
Le négociateur nucléaire iranien, Saïd Jalili, a simplement déclaré dimanche que les responsables du pays examinaient le "calendrier" présenté par M. Solana pour reprendre les négociations sur le nucléaire.
M. Hosseini a également dénoncé ce qu’il a appelé "la politique du bâton et de la carotte (qui) n’aura aucun effet sur (…) la volonté du peuple iranien de maîtriser les technologies nouvelles et réaliser ses droits absolus" en matière nucléaire.
Il affirmé que les sanctions européennes ne feront que "renforcer la volonté du peuple et du gouvernement iraniens pour défendre leurs droits absolus et affecteront les intérêts des Européens".

