Ces derniers mois, les crises au sein du régime iranien ont atteint des niveaux sans précédent, se transformant en menaces redoutables qui entourent le régime à la fois en interne et en externe. En plus de ces crises intérieures et extérieures, l’escalade des tensions internationales a encore compliqué la situation.
La question des femmes reste l’un des défis les plus sérieux auxquels le régime est confronté. La détermination des femmes iraniennes a fait écho à la résistance dans les couloirs du pouvoir, exacerbant les divisions internes au sein du régime. Dans ce contexte, 209 membres du parlement du régime ont envoyé une lettre au gouvernement exigeant l’application de la loi « Chasteté et Hijab », un projet de loi controversé qui a créé une grave crise il y a trois mois, obligeant le régime à le suspendre.
Maintenant que le Parlement doit se prononcer sur le sort du gouvernement de Pezeshkian, sous la supervision du Guide suprême, cette loi est réactivée pour attiser les tensions politiques. Cependant, certains médias affiliés à l’État ont averti que le moment n’était pas opportun pour réintroduire cette loi, arguant qu’elle pourrait présenter des risques plus importants pour le régime. Pezeshkian a annoncé qu’il ne l’appliquerait pas.
Mais cette confrontation publique entre le Parlement et le gouvernement se limitera-t-elle à l’application du hijab obligatoire et aux interrogatoires parlementaires ? Ou y a-t-il des développements simultanés qui accélèrent la crise ?
Il convient de noter que l’interrogatoire ministériel le plus rapide de l’histoire du régime iranien a eu lieu la semaine dernière avec l’approbation de Khamenei. De plus, le vice-président chargé des affaires stratégiques, Mohammad Javad Zarif, a été contraint de démissionner grâce à la médiation du chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, le guide suprême du régime Ali Khamenei ayant joué un rôle décisif. Pendant ce temps, le parlement se prépare à poursuivre l’interrogatoire de plusieurs ministres, alors que certains députés réclament une accélération des destitutions. Le journal d’État Iran a déclaré explicitement dans son édition du 6 mars : « Il n’y a pas de gouvernement ! »
Le régime iranien a toujours eu recours à la répression brutale pour maintenir son emprise sur le pouvoir, continuant à utiliser les exécutions quotidiennes comme principal outil pour terroriser la société et maintenir le contrôle. Ces exécutions sont considérées comme un moyen de prendre des otages au sein de la population pour instiller la peur et réprimer toute tentative de nouveau soulèvement.
Sur le front public, les protestations des retraités se multiplient dans plusieurs villes, les manifestants scandant des slogans radicaux contre la corruption structurelle du régime. À l’approche du Nouvel An persan (Nowruz), la flambée des prix a intensifié le mécontentement social, plaçant le régime dans une situation critique quant à sa capacité à contenir la colère croissante de la population.
Parallèlement, les vagues de migration se multiplient dans divers groupes sociaux, en particulier parmi les universitaires, les infirmières et les médecins, qui ne voient aucun espoir pour l’avenir du pays sous le régime du régime. L’expertise intellectuelle et technique, ainsi que le capital financier, quittent l’Iran à un rythme accéléré, reflétant l’effondrement croissant des ressources humaines et économiques du pays.
A ces crises s’ajoutent des coupures de courant quotidiennes qui exacerbent la souffrance de la population. Alors que les responsables affirment que le développement du programme nucléaire vise à produire de l’énergie, le pays est confronté à de graves pénuries d’électricité, ce qui révèle la fausseté de ces affirmations et alimente les soupçons sur les véritables ambitions nucléaires du régime.
L’explosion sociale approche
Les avertissements de l’intérieur du régime concernant une explosion sociale imminente due à l’escalade des disparités de classe se font de plus en plus fréquents. Les médias affiliés au gouvernement émettent en permanence des messages de mise en garde au bureau du Guide suprême, au parlement et au gouvernement, prévenant d’une catastrophe imminente si une étincelle déclenche l’indignation publique.
Au milieu de cette scène turbulente, la question clé demeure : combien de temps le régime pourra-t-il résister à ces crises qui s’accumulent avant que la situation ne devienne incontrôlable ?

