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Collusion d’une eurodéputée avec les services iraniens ?

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ImageIran focus, Londres : Des informations parvenues à Iran focus font état de contacts diect entre une eurodéputée portugaise et les officiels du régime iranien. Selon ces sources dignes de foi au sein des organes du régime iranien, l’eurodéputée Ana Gomez aurait établi des contacts étendue avec le régime iranien. On lui aurait fourni, à travers différents canaux, de quoi mener une campagne d’intoxication à l’encontre de l’opposition iranienne des moudjahidine du Peuple (OMPI).
 
Le principal contact avec le régime serait Rassoul Mohajer, l’ambassadeur iranien au Portugal. Le régime aurait fourni des documents sur l’OMPI pour servir à déstabiliser l’eurodéputé Paolo Casaca, un autre eurodéputé portugais, proche du mouvement d’opposition iranien. Elle aurait été vivement encouragée par le régime iranien dans ses activités contre l’OMPI et M. Casaca. Mohajer est en relation étroite avec Ana Gomez qu’elle a rencontré à de multiples reprises à l’ambassade iranienne. Ils prennent cependant le soin de ne pas étaler ces relations en public, risquant de compromettre Gomez auprès des médias.
 
En réponse à une suggestion du ministère iranien des affaires étrangères pour inviter Gomez à Téhéran, Mohajer aurait proposé de remettre cela après les élections portugaises de juillet pour ne pas la fragiliser dans sa campagne électorale. Mohajer est un officiel de haut rang du ministère des affaires étrangères est a tenu le poste d’ambassadeur en Roumanie et en Hongrie. Avant d’être assigné ambassadeur du Portugal, il avait été chargé du poste de directeur général des affaires consulaires au MAE.
 
Gomez maintient également des contacts étroits avec l’ambassade d’Iran à Bruxelles, ayant rencontré à plusieurs reprises Hossein Karimi, le chargé d’affaires iranien. La dernière rencontre était prévue pour fin avril, mais elle a été reportée pour après juillet 2009 due à un voyage précipité au Portugal.
 
Gomez est également rapporteur pour l’Irak au Parlement européen et en cette qualité elle maintien d’étroites relations avec des agents irakiens du régime iranien. Se référant à Mme Gomez, un officiel du régime clérical avait fait remarquer que sa fonction de rapporteur sur l’Irak était propice à la rapprocher de l’Iran qui a une présence très active sur le sol irakien. Gomez s’est rendu à trois reprises en Irak : janvier 2008 (Bagdad, Nasseria, Ur), février 2008 (Kurdistan, régions du nord) et en janvier 2009.
 
En Irak, Gomez à noué des relations avec les membres du Parlement et les officiels irakiens connus pour être des agents de long date au service du régime iranien. Hadi Ameri (alias Hadi Farhan Abdullah Al-Ameri) est l’un des agents en question. Présidant la Commission pour la sécurité et la défense au Parlement irakien, ce dernier a été pendant plusieurs années l’un des hauts responsables de l’Assemblée suprême de la Révolution islamique en Irak (ASRII), basée à Téhéran. Il a également dirigé la milice intégriste « BADR ».
 
 Hadi Ameri, marié à une iranienne, a vécu en Iran pendant plus de 20 ans. Il est un membre officiel de la force Qods des Pasdaran, l’armée idéologique du régime iranien, au sein duquel il détient le grade de brigadier général. Il a reçu sa formation à l’université Imam Hussein des gardiens de la révolution. Il est subordonné au brigadier général Ghasem Soleimani, commandant en chef de la Force spécial Qods pour les opérations extraterritoriales. (Soleimani figure sur la liste des autorités du régime sous le coup des sanctions votées par le Conseil de sécurité des Nations-Unis).
 
Ameri est le maître d’œuvre de la politique dictée par le Vevak (renseignement iranien) et la Force Qods. Cette force est connue pour avoir dirigé les attaques terroristes à l’extérieur de l’Iran. Ameri détient un compte bancaire à Téhéran au numéro 3014 et le code 3829597 au sein des  gardiens de la révolution. Au cours des sept dernières années, Ameri s’est  particulièrement distingué dans la campagne dirigée par le régime iranien contre la cité d’Achraf où sont réunis les résistants iraniens de l’OMPI.  La cité d’Achraf, situé à 50 kilomètre de la frontière iranienne est considérée comme un rempart contre les visés expansionnistes du régime iranien en Irak. Ameri œuvre inlassablement pour l’extradition de ses résidants à l’Iran.
 
Ameri a fait partie de la délégation irakienne qui s’est rendue fin avril 2009 au Parlement européen où il a rencontré Gomez. Concomitamment à l’adoption d’une résolution au Parlement européen en défense des résidants de la cité d’Achraf le 24 avril derniers, Ameri se trouvait au parlement pour œuvrer à empêcher son adoption.

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