Le Département du Trésor américain a sanctionné 13 compagnies maritimes et 8 pétroliers liés au régime iranien, afin de contrer les tentatives de Téhéran d’échapper aux sanctions de Washington.
Le jeudi 21 août, le Trésor américain a publié un communiqué officiel ajoutant Antonios Margaritis, de nationalité grecque, ainsi que plusieurs compagnies maritimes basées à Hong Kong, aux Émirats arabes unis, aux Îles Marshall et au Royaume-Uni, à la liste des entités sanctionnées en lien avec l’Iran.
Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, a déclaré : « L’action d’aujourd’hui contre Margaritis et son réseau compromet la capacité de Téhéran à financer ses programmes d’armement avancés, à soutenir des groupes terroristes et à menacer la sécurité de nos troupes et de nos alliés.»
Il a ajouté : « Sous la direction du président Trump, le Trésor reste déterminé à demander des comptes à tous ceux qui cherchent à aider le régime iranien et à menacer la sécurité mondiale. »
Quelles entreprises ont été sanctionnées ?
Parmi les entreprises sanctionnées figurent Rose Shipping, Ozarka Shipping (basée à Dubaï), Hong Kong Hangshun Shipping, Marant Shipping and Trading et U Beacon Shipping.
De plus, plusieurs entreprises chinoises ont également été visées par les sanctions américaines.
De plus, plusieurs pétroliers, dont le KATSUYA, le Sondos et le VICTORY ARI, ont été ajoutés à la liste des sanctions américaines en raison de leurs liens avec ces compagnies maritimes.
Ces sanctions gèlent tous les avoirs sous juridiction américaine et interdisent toute transaction avec des personnes physiques ou morales américaines.
Le département du Trésor a également annoncé que les noms de plusieurs entreprises liées à la Biélorussie, dont Dana Holding et Nebojsa Karic, un ressortissant chypriote serbe, ont été retirés de la liste des sanctions.
Selon le département, cette décision s’inscrit dans le cadre de la mise à jour continue des sanctions américaines contre le régime iranien et ses alliés dans les secteurs de l’énergie et du transport maritime.
Le 7 août, les États-Unis ont également sanctionné 18 personnes et entités liées au régime iranien pour leur rôle central dans l’aide apportée à Téhéran pour générer des revenus et échapper aux sanctions de Washington.
Selon le Trésor, confronté à de sévères restrictions financières dues à son isolement international, le régime iranien a mis en place des systèmes bancaires complexes et des systèmes de paiement alternatifs spécifiquement conçus pour contourner les sanctions et préserver sa capacité à percevoir des recettes d’exportation, notamment celles issues des ventes illégales de pétrole.
Le 30 juillet, les États-Unis ont également sanctionné Hossein Shamkhani, fils d’Ali Shamkhani (haut responsable du régime et ancien secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien), ainsi qu’une partie de son « vaste empire maritime ».
Ce dispositif visait 50 personnes et entités, ainsi que plus de 50 navires, ce qui constitue la plus importante mesure de sanctions américaine contre le régime iranien depuis 2018.

