EconomyÉconomieLe Royaume-Uni sanctionne des entreprises affiliées au régime iranien

Le Royaume-Uni sanctionne des entreprises affiliées au régime iranien

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Le gouvernement britannique, en coordination avec les États-Unis et l’Union européenne, a sanctionné Hossein Shamkhani, fils d’Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême du régime, Ali Khamenei, et l’un des acteurs clés du commerce du pétrole iranien et russe, ainsi que ses entreprises affiliées.

Le jeudi 21 août, le gouvernement britannique a annoncé dans un communiqué qu’en vertu de sa loi sur les sanctions et la lutte contre le blanchiment d’argent, il avait ajouté cinq nouvelles entrées à sa liste de sanctions contre le régime iranien.

Le communiqué indique que la dépendance du régime iranien aux revenus provenant de réseaux commerciaux et d’organisations affiliées lui permet de poursuivre ses activités déstabilisatrices, notamment en soutenant des forces mandatées et des partenaires régionaux, et en facilitant les menaces étatiques au Royaume-Uni.

Outre Shamkhani, ses entreprises basées à Dubaï, dont Admiral Shipping Group et Milavous Group, étaient visées par les nouvelles sanctions.

Le Royaume-Uni a également sanctionné Ocean Leonid Investments, une société d’investissement basée à Londres, qui joue un rôle clé dans l’empire économique d’Hossein Shamkhani.

De plus, la Petrochemical Commercial Company, l’un des bras financiers du régime iranien sur la scène internationale, a été ajoutée à la liste des sanctions.

Ces sanctions interviennent dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant les menaces croissantes attribuées au régime iranien au Royaume-Uni.

Le 19 août, le député conservateur Bob Blackman a averti que des « agents des ayatollahs de Téhéran » sillonnaient les rues de Grande-Bretagne, menaçant les citoyens et ciblant les opposants au régime iranien.

Le gouvernement britannique a également déclaré dans son annonce qu’il continuerait de demander des comptes à l’Iran, et les sanctions d’aujourd’hui constituent une étape décisive dans cette direction.

Conformément à la réglementation britannique sur les sanctions, tous les avoirs et ressources économiques des personnes et entités sanctionnées doivent être gelés, et aucune personne ni entité n’est autorisée à effectuer des transactions financières directes ou indirectes avec elles.

Sanctions contre Shamkhani par les États-Unis et l’UE
Le 30 juillet, les États-Unis ont annoncé des sanctions contre Hossein Shamkhani et une partie de son « vaste empire maritime ».

Ce dispositif comprenait 50 personnes et entités, ainsi que plus de 50 navires, ce qui en fait la plus importante sanction de Washington contre Téhéran depuis 2018.

Le communiqué du Trésor américain indique qu’Hossein Shamkhani, profitant de l’influence de son père au plus haut niveau du régime iranien et par le biais d’une corruption généralisée, a construit et exploité une importante flotte de pétroliers et de cargos.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré à cet égard que l’empire maritime de la famille Shamkhani illustre comment les élites du régime iranien exploitent leurs positions pour amasser d’importantes richesses et financer les activités dangereuses du régime.

Ali Shamkhani lui-même avait déjà été sanctionné par les États-Unis en 2020.

Moins de deux semaines après le début du second mandat présidentiel de Donald Trump, une nouvelle vague de « pression maximale » a été lancée contre le régime iranien.

Au cours des 100 premiers jours, l’administration Trump a imposé un total de 17 séries de sanctions liées au régime iranien, ciblant 40 personnes, 117 entreprises et entités et 77 pétroliers.

Le 21 juillet, l’Union européenne a également sanctionné Hossein Shamkhani et plusieurs de ses sociétés affiliées pour leur rôle clé dans le commerce du pétrole russe et leur implication dans la flotte pétrolière clandestine du pays, connue sous le nom de « flotte fantôme ».

Le Royaume-Uni sanctionne des entreprises affiliées au régime iranienEn janvier 2025, Bloomberg a rapporté qu’Hossein Shamkhani et plusieurs de ses associés avaient obtenu la nationalité dominicaine grâce à son programme « investissement contre passeport » afin d’accéder au système bancaire international.

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