Les données relatives au transport maritime indiquent que le nombre de navires traversant le détroit d’Ormuz dimanche a chuté à son niveau le plus bas de ces dernières semaines. Parallèlement, la reprise des hostilités entre les États-Unis et le régime iranien, ainsi que les frappes visant des navires au Moyen-Orient, ont accru les inquiétudes concernant la sécurité maritime.
Reuters a rapporté lundi 13 juillet que, selon les données de suivi des navires fournies par Kpler, seuls six navires ont traversé le détroit d’Ormuz le 12 juillet, soit le nombre le plus faible enregistré au cours des cinq dernières semaines.
Parmi les pétroliers ayant quitté le détroit figurait le *Humanity*, un très grand transporteur de brut (VLCC) chargé de 2 millions de barils de pétrole iranien.
Un autre pétrolier, le *Captain Andreas*, a également quitté le détroit d’Ormuz avec à son bord environ 500 000 barils de produits pétroliers raffinés en provenance du Koweït.
Selon ces données, trois pétroliers vides sont également entrés dans le golfe Persique pour y charger du pétrole brut. La plupart des pétroliers ont désactivé leurs émetteurs d’identification lors de la traversée du détroit d’Ormuz.
Au cours du week-end, aucun méthanier (transporteur de gaz naturel liquéfié ou GNL) dont l’entrée dans le détroit d’Ormuz apparaissait dans les données de suivi n’a été recensé.
D’après les données de Kpler, un pétrolier exploité par l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) a quitté le détroit d’Ormuz entre le 10 et le 12 juillet. Le navire fait route vers le port de Dahej, en Inde.
Inquiétudes croissantes concernant la sécurité maritime
Alors que débutait la dernière série de frappes américaines, des responsables iraniens ont signalé des impacts de projectiles dans les provinces d’Hormozgan, de Markazi, du Khouzistan et de Bouchehr.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé que, le 12 juillet, les forces américaines avaient mené une nouvelle vague d’attaques contre le régime iranien, frappant des dizaines de cibles sur plusieurs sites à l’aide de munitions à guidage de précision.
Le CENTCOM a précisé que l’objectif de ces frappes était de réduire la capacité du régime iranien à attaquer des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.
Le président américain Donald Trump a déclaré, lors d’une interview accordée le 12 juillet à l’émission *Meet the Press* de la chaîne NBC, que le détroit d’Ormuz restait ouvert au trafic maritime commercial. Ces déclarations interviennent alors que les États-Unis et le régime iranien continuent d’échanger des attaques, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité maritime le long de l’une des voies de transport pétrolier les plus importantes au monde.
Le régime iranien avait précédemment annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz après qu’un navire a emprunté un itinéraire non autorisé et a été pris pour cible.
Le 13 juillet, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé que sa marine avait neutralisé les systèmes de deux navires la nuit précédente et les avait interceptés dans le détroit d’Ormuz.

