Le 14 mars, quinzième jour de la guerre, alors que les tensions au Moyen-Orient continuent de s’aggraver, les États-Unis ont annoncé avoir mené une attaque majeure sur l’île de Kharg – une opération que les responsables américains ont qualifiée de l’une des plus importantes opérations militaires de la région. Parallèlement, des informations font état d’une présence militaire américaine accrue au Moyen-Orient, de nouveaux avertissements du régime iranien aux pays européens et d’inquiétudes croissantes quant à la sécurité du détroit d’Ormuz.
Le président américain Donald Trump a annoncé le vendredi 13 mars que, sur son ordre, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) avait mené une attaque majeure sur l’île de Kharg. Dans un message publié sur la plateforme de médias sociaux Truth Social, il a affirmé que toutes les cibles militaires sur l’île avaient été entièrement détruites. Trump a qualifié l’opération de l’une des frappes aériennes les plus puissantes de l’histoire du Moyen-Orient et a désigné l’île de Kharg comme l’un des atouts les plus importants du régime iranien.
Malgré l’attaque, le président américain a souligné que l’infrastructure pétrolière de l’île n’avait pas été visée. Selon lui, cette décision a été prise pour des raisons humanitaires et éthiques. Trump a également averti que si le régime iranien tentait d’entraver le passage des navires dans le détroit d’Ormuz, cette décision pourrait être révisée et les installations pétrolières pourraient également devenir des cibles. Il a par ailleurs affirmé que le régime iranien ne disposait pas de capacités de défense efficaces contre les attaques américaines et a réaffirmé que Téhéran n’obtiendrait jamais l’arme nucléaire.
Renforcement de la présence militaire américaine
Parallèlement, les médias font état d’un renforcement de la présence militaire américaine dans la région. Le Wall Street Journal a rapporté que le département de la Défense américain avait approuvé une demande du Commandement central américain visant à déployer des forces supplémentaires au Moyen-Orient. Selon des responsables américains, une partie d’un groupe amphibie prêt au combat, accompagnée d’une unité expéditionnaire de Marines, sera déployée dans la région.
D’après ce rapport, le navire d’assaut amphibie USS Tripoli, précédemment stationné au Japon, fait route vers le Moyen-Orient avec des Marines américains à son bord. Des sources américaines indiquent que l’unité comprend plusieurs navires de guerre et environ 5 000 Marines et marins. L’Associated Press a également rapporté qu’environ 2 500 Marines américains et au moins un navire d’assaut amphibie se dirigent vers la région, ce qui témoigne d’un renforcement significatif de la présence militaire américaine au Moyen-Orient.
Parallèlement à cette crise, les responsables du régime iranien ont maintenu leurs menaces. Ali Bahreini, représentant du régime auprès des Nations Unies à Genève, a averti lors d’un entretien avec Euronews que toute base ou installation utilisée pour lancer des attaques contre l’Iran serait considérée comme une cible légitime pour les forces armées iraniennes. Interrogé sur la question de savoir si cette menace incluait également des bases militaires en Europe, il a déclaré que l’Iran défendrait son pays « par tous les moyens nécessaires ».
Récompense de 10 millions de dollars pour des informations sur Mojtaba Khamenei
Par ailleurs, le département d’État américain a annoncé une récompense de 10 millions de dollars pour toute information concernant Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême du régime iranien, ainsi que plusieurs autres hauts responsables du gouvernement. Cette mesure, annoncée dans le cadre du programme « Récompenses pour la justice », vise également des personnalités telles qu’Ali Larijani, Eskandar Momeni, Esmail Khatib et Yahya Rahim Safavi. Washington a précisé que toute information permettant de localiser ces individus ou de traduire en justice les responsables d’activités terroristes serait éligible à cette récompense.
Parallèlement, les inquiétudes concernant la sécurité du détroit d’Ormuz se sont accrues. John Healey, secrétaire d’État britannique à la Défense, a déclaré que Londres était prêt à participer à des opérations de déminage de cette voie maritime stratégique si le régime iranien y posait des mines. Il a déclaré que les systèmes autonomes de déminage naval britanniques pourraient être utilisés pour sécuriser les routes maritimes. Cependant, il a souligné qu’aucune preuve directe de minage dans la zone n’avait été trouvée à ce jour.
Le Commandement central américain a également annoncé que les forces américaines avaient détruit seize navires mouilleurs de mines affiliés au régime iranien. Les tensions continuent de s’aggraver et les inquiétudes concernant la sécurité régionale et les voies énergétiques mondiales vitales s’intensifient.

