Le Rapporteur spécial, Mary Lawlor, a appelé à la libération immédiate de six militantes des droits de l’homme dans la province de Gilan qui ont récemment été emprisonnées.
Mary Lawlor a exprimé sa préoccupation face aux longues peines de prison et aux rapports d’arrestations violentes, de tortures et de menaces par des agents de sécurité iraniens de viol et de meurtre de ces détenues lors des interrogatoires, dans un message sur Twitter, appelant à mettre fin à la répression des militantes des droits de l’homme.
More disturbing news from Iran: 6 WHRDs imprisoned with lengthy sentences, reportedly violently arrested, tortured, and threatened with rape and death during interrogations. I call on Iran to release them immediately and end the suppression of WHRDs. @PMIRAN_GENEVA
— Mary Lawlor UN Special Rapporteur HRDs (@MaryLawlorhrds) July 15, 2024
Six militantes des droits civils et des droits des femmes de la province de Gilan se sont présentées au bureau de l’exécution des peines de la branche 5 de Rasht le samedi 13 juillet pour commencer à purger leurs peines de prison.
Forough Samiinia, Jelve Javaheri, Shiva Shahsiah, Negin Rezaei, Matin Yazdani et Azadeh Chavoshian ont été transférées à la prison de Lakan à Rasht.
Dans sa dernière publication sur Instagram, Forough Samiinia, en référence au début de sa peine de prison et à celle de ses amies, a déclaré : « Nous n’avons pas oublié nos rêves et nous luttons pour les réaliser ».
Les peines de prison de Zohreh et Zahra Dadras, deux autres détenues condamnées dans l’affaire des 11 militantes de Gilan, ont été exécutées le 10 juillet.
Dans cette affaire, 11 militantes des droits civils et des droits des femmes de Gilan ont été condamnées collectivement à plus de 60 ans de prison.
Ces militantes ont déclaré avoir été torturées et battues pendant leur détention.
Zohreh Dadras a été condamnée à neuf ans et six mois de prison pour « constitution d’un groupe en vue de perturber la sécurité nationale » et « réunion et collusion », dont six ans et un jour sont applicables.
Forough Samiinia, Sara Jahani, Yasamin Hashdari, Shiva Shahsiah, Negin Rezaei, Matin Yazdani, Azadeh Chavoshian et Zahra Dadras ont chacune été condamnées à six ans, trois mois et 17 jours de prison pour « appartenance à un groupe » et « réunion et collusion ».
Deux autres prévenus dans cette affaire, Jelve Javaheri et Hooman Taheri, ont chacun été condamnés à un an de prison pour « propagande contre le régime ».
La condamnation à plus de 60 ans de prison de 11 militantes des droits des femmes et des défenseurs des droits civils dans la province de Gilan a suscité de vives critiques de la part de centaines de militants et d’organisations de défense des droits civils et humains, dont l’Association des écrivains iraniens, le Centre pour les défenseurs des droits de l’homme et l’Association des enseignants iraniens.
Matthew Miller, porte-parole du département d’État américain, a également condamné ces peines comme étant « injustes » et « une tentative d’intimidation et de silence des militants ».

