EconomyÉconomieL'inflation alimentaire aggrave la pauvreté en Iran

L’inflation alimentaire aggrave la pauvreté en Iran

-

Les achats quotidiens des ménages iraniens montrent que les prix des produits alimentaires augmentent constamment.

Les augmentations de prix sont si marquées que des plaintes telles que « Pourquoi les prix continuent-ils d’augmenter ? » sont formulées.

D’un point de vue économique, les raisons de la hausse des prix et de l’inflation varient en fonction du moment, du lieu et du type de produit.

Ces dernières années, les augmentations de prix des produits alimentaires en Iran ont atteint des niveaux sans précédent, certains produits alimentaires augmentant même plus que les produits non alimentaires.

Selon le Centre statistique iranien, en août 2023, le taux d’inflation pour les douze mois précédant ce mois était de 34,8 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Fortes augmentations de prix des produits alimentaires au cours de l’année écoulée
Cela signifie que les ménages iraniens ont dépensé 35 % de plus en août 2023 pour acheter les mêmes biens et services.

Le taux d’inflation des produits alimentaires a été de 30,1 %, tandis que celui des produits non alimentaires était de 37,3 %. L’inflation la plus élevée a été observée pour la viande rouge et blanche, qui a augmenté de 58,3 %.

Ces chiffres indiquent une forte hausse des prix des denrées alimentaires et une inflation alimentaire sous le régime iranien. L’inflation annuelle des fruits et des noix était de 32,4 %, et celle des légumes de 25 %.

Cette inflation galopante a fait perdre aux ménages leur pouvoir d’achat de jour en jour. La baisse du pouvoir d’achat a entraîné une baisse de la consommation et une aggravation de la sécurité alimentaire.

En août 2024, le prix des champignons a augmenté de 1,5 fois, celui des pommes de terre de 1,1 fois, celui des oignons de 1,7 fois, celui des melons de 1,6 fois et celui des poivrons de 1,3 fois par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette forte hausse des prix, associée à la stagnation des revenus, a fait perdre aux ménages leur pouvoir d’achat et réduit leur consommation.

Cette réduction de la consommation est plus marquée chez les groupes à revenus moyens et faibles et a des effets négatifs sur la nutrition et la santé, en particulier chez les enfants.

Le régime iranien a mis en œuvre des solutions telles que les importations, les interdictions d’exportation, le stockage et les taux de change préférentiels pour réguler le marché alimentaire.

Toutefois, ces politiques n’ont pas permis de réduire les prix de manière significative.

Les importations visant à réguler le marché dans des conditions inflationnistes sont considérées comme un manque de soutien aux producteurs nationaux, réduisant leur motivation à produire.

D’un autre côté, les interdictions d’exportation imposent des coûts importants aux exportateurs et sont considérées comme des politiques anti-production.

Les contrôles des prix ont également été constamment critiqués par les agriculteurs et les producteurs en raison de l’absence d’un système comptable précis, ce qui entraîne une réduction du capital social et des changements dans les pratiques commerciales.

Le régime iranien préfère intervenir sur le marché plutôt que de le réguler.

Ces interventions sont faites sans tenir compte de leurs conséquences et sans concevoir de systèmes efficaces.

L’inflation et la hausse des prix des produits alimentaires et non alimentaires ne semblent pas être un problème important pour le régime des mollahs.

7,062FansJ'aime
1,196SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Dernières nouvelles

Comment les enfants des hauts responsables du régime iranien gèrent-ils les fortunes dissimulées ?

Sky News a publié un reportage le 19 avril sur les enfants des élites dirigeantes iraniennes, connus sous le...

Effondrement des moyens de subsistance à Téhéran ; le loyer est devenu un cauchemar

L’examen des annonces de location dans les 4e et 5e arrondissements de Téhéran révèle qu’en avril, le dépôt de...

La campagne « des mardis contre les exécutions » en Iran entame sa 117e semaine

Le mardi 21 avril, la campagne « Mardi sans exécutions » a atteint sa 117e semaine. À cette occasion, les prisonniers...

Le blocus naval et la fracture structurelle de l’économie iranienne

Le blocus du détroit d'Ormuz est devenu l'un des facteurs les plus déterminants de l'économie politique iranienne. Ce blocus intervient...

Exécution à Téhéran des membres de l’OMPI, Hamed Validi et Nima Shahi

Aux premières heures du lundi 20 avril, Hamed Validi et Mohammad (Nima) Massoum Shahi, deux membres de l'Organisation des...

Le régime iranien s’attaque aux biens des dissidents

Le régime iranien a une fois de plus révélé sa véritable nature en se livrant à un vol d'État...

Doit lire

Le blocus naval et la fracture structurelle de l’économie iranienne

Le blocus du détroit d'Ormuz est devenu l'un des...

Le CENTCOM annonce un blocus naval total de l’Iran

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé que...

vous pourriez aussi aimer EN RELATION
Recommandé pour vous