Le régime iranien a une fois de plus révélé sa véritable nature en se livrant à un vol d’État flagrant, cette fois-ci en confisquant les biens de ses opposants et en leur fermant tous les recours légaux pour défendre leur propriété privée.
Azam Ghoveydel, porte-parole de l’Organisation d’État pour l’enregistrement des actes et des propriétés, a annoncé que les biens des particuliers saisis par le système judiciaire iranien ne peuvent être transférés, même avec une procuration. En clair, le régime ne se contente pas de réprimer les individus, mais a également mis en place un mécanisme officiel et en ligne pour piller leurs biens.
Ce responsable a expliqué que même si une procuration pour la vente d’un bien a été établie avant la saisie, tant que le transfert officiel n’a pas été enregistré, le bien reste la propriété de son titulaire. Dès qu’une décision de justice est rendue, la saisie est enregistrée électroniquement, rendant tout transfert officiel impossible.
Ces déclarations interviennent alors que le pouvoir judiciaire du régime iranien a précédemment annoncé la saisie des biens de centaines d’opposants au régime, sous de faux prétextes tels que la coopération avec l’ennemi – des accusations sécuritaires et répressives qui, depuis des années, sont devenues un outil classique du régime et de son système judiciaire affilié pour se venger de ses opposants.
La confiscation des biens appartenant à des militants iraniens à l’étranger et les restrictions imposées à l’accès à l’aide juridique constituent une violation flagrante des droits des Iraniens et un mépris total des lois en vigueur au sein même du régime. Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas l’application de la justice, mais la poursuite d’une politique d’extorsion, d’intimidation et de pillage organisé que le régime utilise pour faire taire les voix dissidentes.
Le régime iranien a désormais clairement démontré que, pour survivre, il s’attaque aussi bien aux vies qu’aux biens de la population. Un régime incapable de rendre des comptes impose le vol au peuple sous couvert de décisions de justice, au lieu de l’État de droit.

