Les manifestations étudiantes contre les politiques éducatives du régime iranien — en particulier concernant l’incidence obligatoire des moyennes scolaires sur le concours national d’entrée à l’université (Konkur) — se sont poursuivies le samedi 6 juin dans plusieurs villes du pays. Des rapports indiquent que des rassemblements de protestation ont eu lieu notamment à Téhéran, Machhad, Chiraz, Ispahan, Kermanshah, Tabriz, Karaj, Khorramabad, Arak et Birjand.
À Machhad, un groupe d’étudiants s’est rassemblé devant la direction de l’Éducation. Selon les informations publiées, les manifestants ont ensuite été dirigés vers les locaux de l’administration, où des restrictions ont par la suite été imposées quant à la sortie de certaines personnes. Les rapports faisaient également état d’une forte présence policière et d’unités spéciales sur les lieux, ainsi que de l’arrestation de plusieurs participants. Néanmoins, les étudiants présents ont affirmé qu’ils poursuivraient leur mouvement jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte.
Un rassemblement similaire a également eu lieu à Chiraz, devant la direction de l’Éducation de la province du Fars. Les participants ont critiqué les politiques éducatives du régime iranien et ont appelé les responsables à répondre aux questions concernant l’impact des décisions récentes sur l’avenir scolaire des étudiants. Ils ont souligné qu’ils attendaient des solutions concrètes plutôt que des promesses répétées.
June 6—Khorramabad, western Iran
Students in Khorramabad join nationwide protests against government policies.#IranProtests pic.twitter.com/wzj28ASo9U— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) June 6, 2026
Parallèlement, des étudiants de Téhéran, de Kermanshah et de plusieurs autres villes ont organisé des rassemblements pour réclamer une révision des politiques éducatives. Les manifestants ont scandé des slogans tels que « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, nous sommes tous unis » et « Nous n’avons pas vu de justice, nous avons entendu trop de promesses », dénonçant ce qu’ils qualifiaient d’injustice au sein du système éducatif.
Dans la province de Markazi, notamment dans les villes d’Arak et de Birjand, les protestations se sont principalement concentrées sur la critique de l’incidence obligatoire des notes scolaires sur les résultats du concours d’entrée à l’université et sur l’avenir éducatif des étudiants. Les participants estiment que les changements incessants apportés aux règlements scolaires et aux méthodes d’évaluation ont suscité de vives inquiétudes parmi les étudiants et leurs familles.
Selon les informations publiées, les manifestations de samedi se sont déroulées simultanément dans plusieurs provinces ; une situation qui reflète le mécontentement croissant face aux politiques éducatives du régime iranien et fait de la question du concours d’entrée à l’université et du rôle du dossier scolaire une revendication nationale chez les étudiants.
Ces rassemblements se poursuivent dans un contexte de critiques croissantes à l’égard des politiques éducatives du régime iranien ces derniers mois. De nombreux élèves et familles réclament un réexamen de décisions qui, selon eux, affectent directement l’avenir scolaire et les opportunités éducatives de la jeune génération.

