La campagne « Non aux exécutions les mardis » est entrée dans sa 37e semaine de grèves de la faim dans 22 prisons différentes à travers l’Iran le 8 octobre, à l’approche de la « Journée mondiale contre la peine de mort ».
Dans le communiqué de cette semaine, la campagne « Non aux exécutions les mardis » a signalé qu’au moins 30 personnes ont été exécutées dans diverses prisons du pays les 1er et 2 octobre, dont trois femmes. De plus, Mahmoud Dehmordeh, un condamné à mort de la prison de Zabol, est décédé d’une crise cardiaque en raison d’un manque de soins médicaux.
Selon le communiqué, la semaine dernière, un prisonnier politique nommé Hamid Hosseinnezhad Heydranlou a été condamné à mort par le tribunal révolutionnaire d’Urmia. Il était détenu depuis avril 2023 et a été soumis à de graves tortures. Il a été condamné illégalement, sans procédure régulière, pour « rébellion » (définie selon les lois du régime iranien comme l’opposition au dirigeant islamique, faisant généralement référence à ceux qui s’opposent au régime).
À l’occasion de la « Journée mondiale contre la peine de mort », déclarée par l’Assemblée générale des Nations Unies, la campagne « Non aux exécutions les mardis » a sévèrement critiqué le régime iranien, l’accusant d’être l’un des pires violateurs des droits de l’homme au monde, et a appelé à une attention internationale sérieuse sur la situation des droits de l’homme en Iran.
La campagne a souligné que depuis le début de l’année 2024, près de 450 personnes ont été exécutées en Iran, tandis que de nombreux autres pays s’orientent vers l’abolition de la peine de mort.
Les membres de la campagne ont appelé les organisations politiques, civiles et de défense des droits de l’homme nationales et internationales à agir pour « sauver la vie des condamnés à mort en Iran » et ont exhorté la communauté internationale à « tenir les dirigeants du régime iranien responsables de quatre décennies de crimes contre l’humanité et de massacres de prisonniers ».
La grève de la faim du mardi 8 octobre, en guise de protestation des membres de la campagne, a eu lieu dans les prisons suivantes : la prison d’Evin (quartier des femmes et quartiers 4 et 8), la prison de Ghezel Hesar (unités 3 et 4), la prison centrale de Karaj, le Grand Téhéran, Khorramabad, Arak, Asadabad d’Ispahan, Shiraz Nezam, Bam, Mashhad, Lakan Rasht (quartier des hommes et des femmes), Qaemshahr, Ardabil, Tabriz, Urmia, Salmas, Khoy, Naqadeh, Saqqez, Baneh, Marivan et la prison de Kamyaran.

