Dans un communiqué, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a accusé le ministère du Renseignement du régime iranien d’« intensifier les arrestations de partisans de l’OMPI et de leurs familles » dans le but de « prévenir » les manifestations sociales et les soulèvements contre le gouvernement.
Le communiqué a noté qu’à la mi-septembre, des condamnations à mort ont été prononcées contre trois partisans de l’OMPI, le plus grand groupe d’opposition au régime iranien. En outre, le 6 octobre, sept autres détenus ont été jugés pour « rébellion et appartenance à l’OMPI ». Le communiqué a ajouté que de nombreux partisans de ce groupe politique « ont été pour la plupart arrêtés et interrogés depuis l’arrivée au pouvoir de [Masoud] Pezeshkian ».
Dans les lois du régime iranien, la « rébellion » désigne ceux qui s’opposent au gouvernement et s’engagent dans une lutte armée contre lui, pour lesquels la peine est la mort.
Selon cette déclaration, les noms de certains des détenus incluent : « Hojjat Alizadeh, 57 ans, dans la prison de Yazd ; Kosar Dehbanzadeh, 33 ans, dans le quartier des femmes de la prison de Chiraz ; Mohammad Ali Tandaro, 31 ans, incarcéré à la prison d’Evin ; Rasoul Sadati, 63 ans, Taghi Mahmoudi, 62 ans, et Sasan Nouri, 37 ans, dans la prison de Qaemshahr ; Amin Farahani Kasmaei, 45 ans, dans la prison de Lakan à Rasht ; Nira Behnoodi, 53 ans, dans le quartier des femmes de la prison d’Evin ; Hossein Sheibani, 37 ans, à Ispahan ; Karim Khoshesteh, 61 ans, dans la prison de Lakan à Rasht ; Sajjad Pakoush, 36 ans, de Yasuj ; et Parisa Kamali, 40 ans, dans la prison d’Ispahan.
Le CNRI a déclaré que les noms et les informations concernant les détenus ont été transmis aux organismes internationaux.
Le régime iranien avait auparavant prononcé la peine de mort contre trois prisonniers politiques affiliés au MEK : Behrouz Ehsani Islam-Lo, Mehdi Hassani et Mohammad Javad Vafa’i Thani. Behrouz Ehsani, 70 ans, qui souffre de multiples maladies, a affirmé qu’après 22 mois d’incertitude, la justice iranienne « a prononcé une condamnation à mort contre lui sans aucune preuve ».
Il convient de noter qu’à l’été 1988, le régime iranien a exécuté environ 30 000 membres et partisans du MEK en peu de temps.

