Dans un remarquable élan de solidarité, 580 maires de France ont lancé un appel collectif pour mettre fin aux exécutions en Iran. Leur déclaration soutient l’initiative menée par Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), qui a toujours défendu l’abolition de la peine capitale, comme le souligne son « Plan en 10 points pour l’avenir de l’Iran ». Ce mouvement souligne l’inquiétude croissante de la communauté internationale face à l’augmentation alarmante des exécutions sous l’administration iranienne actuelle.
Les maires français ont exprimé leur profonde inquiétude face à la forte augmentation des exécutions, qui dépasse de loin les taux des années précédentes. Parmi les personnes exécutées figurent des dissidents politiques, dont Reza Rassaei, qui a été arrêté lors des soulèvements de novembre 2022 à Shahriar, dans la province de Téhéran. Les observateurs notent que ces exécutions servent d’outil au régime iranien pour poursuivre des objectifs politiques, principalement en instillant la peur et en réprimant les soulèvements potentiels. Comme l’ont si bien dit les maires, « chaque exécution effectuée sous ce régime est intrinsèquement politique ».
L’absence de réponse décisive de la communauté internationale à la répression et aux exécutions massives en Iran a enhardi le régime. Le silence des acteurs mondiaux a involontairement encouragé la poursuite de ces pratiques répressives. Le régime a systématiquement utilisé les exécutions comme une arme pour faire taire la dissidence et maintenir son emprise sur le pouvoir. De nombreux analystes affirment que l’absence de condamnation internationale significative a contribué à cette tendance inquiétante.
Une mission d’établissement des faits de l’ONU a qualifié dans un récent rapport des actes tels que les meurtres, l’emprisonnement, la torture et les violences sexuelles commis par le régime iranien de crimes contre l’humanité. Ces conclusions ont encore souligné le besoin urgent d’une action mondiale. Dans une révélation alarmante, le rapport cite des cas de torture et de traitements inhumains dirigés contre des prisonniers politiques et des membres de l’opposition.
Depuis début 2024, les prisonniers politiques de 20 prisons à travers l’Iran ont lancé une campagne hebdomadaire de grève de la faim intitulée « Non aux exécutions le mardi ». Ce mouvement, qui se tient tous les mardis, reflète la détermination des prisonniers à contester les politiques draconiennes du régime et à amplifier les appels à la justice. Leur courage a attiré l’attention sur le sort de ceux qui sont souvent oubliés ou réduits au silence derrière les murs des prisons.
Le rapport de juillet 2024 du professeur Javaid Rehman, rapporteur spécial des Nations unies, a encore renforcé ces inquiétudes. Selon ses conclusions, les actions du régime iranien, notamment les exécutions de masse, la torture et d’autres actes inhumains, ont systématiquement visé les membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK). Ces actes, perpétrés avec une intention génocidaire, représentent un sombre chapitre de l’histoire moderne de l’Iran.
L’appel des maires français s’inscrit dans le plaidoyer constant de Maryam Radjavi en faveur de la justice et des droits de l’homme en Iran. Son plan en 10 points envisage un avenir où la peine de mort est abolie et les libertés fondamentales garanties. Les maires ont souligné leur soutien à la vision de Maryam Rajavi, déclarant : « Nous soutenons l’appel de Maryam Rajavi à mettre fin aux exécutions en Iran et son engagement ferme à abolir la peine de mort, comme le prévoit son plan en 10 points. »
Le recours stratégique du régime aux exécutions est devenu une caractéristique de son régime oppressif. En attisant la peur et en éliminant la dissidence, les autorités cherchent à étouffer toute dynamique de soulèvement populaire. Cependant, le nombre croissant de voix internationales, y compris celles des maires français, reflète un changement de tendance. Il signifie un rejet du statu quo et une demande de responsabilité.
En conclusion, l’appel de 580 maires français à mettre fin aux exécutions en Iran représente une étape importante dans la mobilisation du soutien international contre les violations des droits de l’homme commises par le régime iranien. Le courage des prisonniers politiques, associé au plaidoyer inébranlable de Maryam Rajavi et aux conclusions des rapports de l’ONU, soulignent le besoin urgent d’une action mondiale décisive. Cet effort collectif pourrait ouvrir la voie à la justice, à la responsabilité et à un avenir où la dignité et les droits de tous les Iraniens sont respectés.

