À l’occasion du cinquième anniversaire de la destruction du vol PS752 d’Ukraine International Airlines par deux missiles tirés par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) iranien, le gouvernement canadien a publié une déclaration détaillant ses efforts pour demander des comptes à l’Iran et a appelé le régime iranien à assumer l’entière responsabilité de ses actes.
La déclaration a noté que parmi les 176 victimes de la destruction, 55 étaient des citoyens canadiens et 30 des résidents permanents du Canada. Elle a souligné que le Canada, ainsi que la Suède, l’Ukraine et le Royaume-Uni – ses trois partenaires au sein du Groupe international de coordination et d’intervention – continuent d’exiger que le régime iranien rende des comptes, notamment en versant une indemnisation aux familles des victimes.
Détails de la destruction du vol PS752
Le vol PS752 a été abattu le 8 janvier 2020 par deux missiles du CGRI aux premières heures du jour même où le régime iranien a lancé des frappes de missiles sur la base aérienne d’Ain al-Asad en Irak, en représailles, selon lui, à la mort de Qasem Soleimani.
Selon les preuves fournies par l’Association des familles des victimes du vol PS752 et une décision de la Cour supérieure de justice de l’Ontario du 10 juin 2024, il a été affirmé à plusieurs reprises que la destruction de l’avion ukrainien n’était pas le résultat d’une « erreur humaine » du CGRI, mais plutôt d’un acte délibéré, perpétré malgré la connaissance que l’avion était un vol civil.
Le gouvernement canadien, dans sa déclaration décrivant les efforts du Groupe de coordination pour demander des comptes à l’Iran, a fait référence à l’affaire en cours contre l’Iran devant l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour violation de la Convention de Chicago. FrançaisCe processus est toujours en cours et de nouvelles mesures devraient être prises au début de cette année, a ajouté le communiqué.
Mardi, l’Association des familles des victimes du vol PS752 a publié une déclaration soulignant le rôle du CGRI dans le meurtre délibéré de 176 passagers, appelant à la vérité et à la justice dans les procédures judiciaires devant la Cour internationale de justice (CIJ) et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Mercredi, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a publié une déclaration marquant l’anniversaire de la tragédie, soulignant l’utilisation par l’Iran d’armes contre un avion civil en vol, l’absence de mesures pour empêcher la destruction de l’avion, l’absence d’enquêtes transparentes et impartiales sur l’incident et le refus de poursuivre les responsables, comme des violations du droit international.

