Le secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a annoncé mardi 17 mars au soir, après environ douze heures de retard, la mort d’Ali Larijani, secrétaire du Conseil. Cette annonce intervient après que l’armée israélienne a révélé l’avoir pris pour cible, et les spéculations concernant son sort s’étaient intensifiées ces dernières heures.
Selon le communiqué officiel, Larijani a été tué lors de l’attaque avec son fils Morteza, Alireza Bayat, adjoint chargé des affaires de sécurité au sein du secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale, et plusieurs de ses gardes du corps. Le lieu exact de l’attaque n’a pas encore été précisé, mais certaines sources proches du régime ont indiqué que l’opération avait eu lieu dans une zone résidentielle du quartier de Pardis, près de Téhéran.
Les médias d’État, notamment l’agence de presse Tasnim, affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), ont également confirmé la mort de Larijani et de son fils en publiant des images. Cependant, le délai entre les premières informations et la confirmation officielle témoigne une fois de plus de la confusion et du manque de coordination au sein de l’appareil d’information du régime.
Ali Larijani était une figure influente et reconnue des sphères politiques et sécuritaires iraniennes. Au fil des ans, il a occupé des postes clés, notamment celui de président du Majlis (Parlement) et d’importantes fonctions dans le domaine de la sécurité. Il était considéré comme l’une des personnalités les plus influentes au sommet de l’appareil d’État.
Son assassinat survient à un moment où le pouvoir au sommet du régime est confronté à des défis et des tensions croissants. L’élimination de l’une de ses figures majeures pourrait être perçue par les observateurs comme un signe de pression et de vulnérabilité accrues au sein de la direction politique et sécuritaire du régime.

