Après l’annulation d’un vol de Mahan Air vers le Liban, des partisans du Hezbollah ont bloqué les routes menant à l’aéroport de Beyrouth.
Ce vol devait partir de Téhéran vers Beyrouth le jeudi 13 février, mais l’Autorité de l’aviation civile du Liban l’a annulé.
Un responsable de l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que, sur ordre du ministère libanais des Transports, l’aéroport avait informé Mahan Air qu’il ne pouvait pas accueillir deux de ses vols prévus jeudi et vendredi.
Après l’annonce de l’annulation des vols, un certain nombre de manifestants brandissant des drapeaux du Hezbollah et des photos des dirigeants du groupe ont bloqué les routes menant à l’aéroport de Beyrouth.
Des vidéos publiées en ligne montrent également des manifestants en train de brûler des pneus et de scander des slogans.
Quelques heures avant l’annonce de l’annulation du vol de Mahan Air, l’armée israélienne a annoncé que la Force Al-Qods iranienne, une branche du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), tentait de transférer de l’argent au Hezbollah au Liban en utilisant des vols civils.
Avichay Adraee, le porte-parole arabe de l’armée israélienne, a écrit sur X que le régime iranien et le Hezbollah avaient fait plusieurs tentatives ces dernières semaines pour transférer de l’argent pour des attaques contre Israël, et ils estiment que certaines de ces tentatives de contrebande ont été fructueuses.
Selon Adraee, l’armée israélienne, qui est en contact avec le comité de surveillance du cessez-le-feu, fournit régulièrement à ce dernier les renseignements nécessaires.
L’armée israélienne avait déjà averti que le Hezbollah tentait de se reconstruire avec le soutien financier et militaire de l’Iran.

Le Hezbollah a subi de lourdes pertes lors du récent conflit avec Israël, notamment la mort de nombreux commandants supérieurs ainsi que d’Hassan Nasrallah, le chef du groupe.

