Le site d’information italien Linkiesta a révélé que le régime iranien a établi un réseau opaque et complexe en Italie, utilisant la diplomatie culturelle, les centres religieux, les partenariats universitaires, la propagande idéologique et les opérations numériques pour surveiller les dissidents et étendre son influence.
Dans un rapport d’enquête publié le lundi 7 juillet, Linkiesta a révélé que de nombreux témoignages ont fait état de menaces, de surveillance et de traque d’opposants au régime iranien à Rome, Milan et dans d’autres villes italiennes.
Le rapport cite une Iranienne opposée au régime qui a déclaré : « Après les manifestations, j’ai été suivie, mon téléphone a cessé de fonctionner et ma famille en Iran a été menacée.»
Un autre militant dissident a signalé une effraction suspecte à son domicile et la disparition de clés USB. Il a ajouté que, lors d’une manifestation, un agent de l’ambassade du régime iranien l’avait menacé en lui disant : « Nous vous surveillons. Votre famille en Iran va verser des larmes. »
Selon des sources bien informées citées par Linkiesta, une unité de 15 à 20 individus opère au sein de l’ambassade du régime iranien à Rome. Cette équipe est impliquée dans la cybersurveillance et la surveillance sur le terrain, et rend compte directement à Téhéran, en coordination avec le ministère du Renseignement et le CGRI.
Téhéran utiliserait ses missions diplomatiques à l’étranger pour surveiller secrètement les dissidents et financer des opérations d’influence sous couvert d’initiatives culturelles.
L’influence de Téhéran via les institutions universitaires et culturelles
Linkiesta a également indiqué que, selon des documents examinés, le régime iranien a investi plus d’un million d’euros dans des projets universitaires conjoints avec des universités italiennes ces dernières années.
Selon le rapport, des partenariats ont été établis entre des universités iraniennes – notamment les universités Allameh Tabataba’i, Beheshti et Imam Khomeini – et des institutions italiennes telles que l’université La Sapienza de Rome, ainsi que des universités de Florence, Bologne, Turin et l’université polytechnique de Milan.
Les médias italiens révèlent l’étendue du réseau d’espionnage et de propagande du régime iranien en Italie
Le site d’information italien Linkiesta a rapporté que le régime iranien a établi un réseau opaque et complexe en Italie, utilisant la diplomatie culturelle, les centres religieux, les partenariats universitaires, la propagande idéologique et les opérations numériques pour surveiller les dissidents et étendre son influence.

