Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a annoncé que le Conseil des Affaires étrangères de l’UE avait approuvé des sanctions contre des personnes et entités menaçant les intérêts européens. Parmi les personnes sanctionnées figurent neuf personnes et entités iraniennes.
Ces personnes et entités sont accusées de propager le terrorisme sur le sol européen.
M. Barrot a déclaré mardi que les Européens avaient gelé les avoirs de neuf personnes et entités iraniennes responsables du terrorisme en Europe et leur avaient interdit l’entrée sur le territoire de l’UE.
Il a ajouté que cela était le fruit des efforts qu’il avait personnellement menés et qu’il saluait le résultat.
Le ministre français des Affaires étrangères a également appelé à la « libération immédiate et inconditionnelle » des citoyens français détenus en Iran et a souligné la nécessité du retour des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et du lancement d’un nouveau processus diplomatique pour endiguer le comportement déstabilisateur de Téhéran.
M. Barrot a également exprimé l’espoir que des sanctions contre la Russie soient approuvées prochainement.
Qui sont les personnes sanctionnées ? Les personnes sanctionnées sont accusées d’avoir directement planifié et exécuté des assassinats et des opérations de sécurité contre des opposants au régime iranien dans les pays européens.
Selon le communiqué publié, la liste comprend Mohammadreza Ansari, commandant de l’unité 840 de la Force Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Sont également cités Naji Ibrahim Zindashti ; Abdolwahab Kochak, agent de Zindashti et assassin de Massoud Molavi ; Ali Esfanjani, agent du ministère du Renseignement et complice du meurtre de Molavi ; Ali Kocak, associé de Zindashti et suspecté du meurtre de Saeed Karimian ; Ekrem Abdulkarim Oztunc, nièce de Zindashti et membre de son réseau ; Nihat Abdolghadir Asan, autre membre du réseau Zein-Dashti ; et Reza Hamidi Ravari, un responsable du ministère du Renseignement qui a supervisé les opérations de Zindashti, notamment l’assassinat d’opposants au régime iranien.
Le réseau affilié à Naji Zindashti a également été désigné comme entité sanctionnée.
Cette décision de l’Union européenne fait suite aux avertissements répétés de responsables européens ces derniers mois concernant l’intensification des activités de renseignement et des activités terroristes du régime iranien sur le sol européen.
Les sanctions ont été annoncées peu après que le ministre français des Affaires étrangères a averti que si les négociations nucléaires avec le régime iranien n’aboutissaient pas à un « accord vérifiable », le mécanisme de retour en arrière contre l’Iran serait activé le 31 août.

