
Le Département du Trésor américain a imposé de nouvelles sanctions à 18 personnes et entités liées au régime iranien en raison de leur rôle central dans les efforts déployés par ce dernier pour générer des revenus et échapper aux sanctions américaines.
Le jeudi 7 août, le Trésor américain a indiqué qu’en réponse aux sévères restrictions financières causées par son isolement international, le régime iranien a mis au point des systèmes bancaires complexes et des systèmes de paiement alternatifs spécifiquement conçus pour échapper aux sanctions et préserver sa capacité à percevoir des recettes d’exportation, notamment issues des ventes illicites de pétrole.
Le Trésor a souligné que ces systèmes permettent également au régime de continuer à financer ses forces mandataires et à réprimer le peuple iranien.
Selon le communiqué du Trésor, les entreprises informatiques et financières sanctionnées ont également fourni au régime des technologies de surveillance avancées, utilisées par les forces de sécurité iraniennes pour restreindre l’accès à Internet et cibler les femmes qui violent la loi sur le port obligatoire du hijab.
Qui sont les personnes sanctionnées ?
Selon le communiqué, Adel Berjisian, Hadi Nouri et Alireza Fatahinojokambari sont liés à la banque offshore Cyrus ; Ali Morteza Birang, Seyyed Mahmoud Reza Sajjadi et Mohammad Shafipour sont liés à la société de compensation RUNC ; et Shahab Javanmardi est affilié à Arvand Arian Pasargad Communications and Information Technology Payment Company, connue sous le nom de FANAP Tech.
Le communiqué du Trésor américain énumère également 11 entités sanctionnées.
Le secrétaire au Trésor américain met l’accent sur la pression maximale
Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, a écrit dans un communiqué : « En raison de la campagne de pression maximale du président Trump et de son isolement croissant du système financier mondial, le régime iranien n’a plus d’endroits où se cacher.»
Il a ajouté : « Le Trésor continuera de perturber les plans de l’Iran visant à échapper à nos sanctions, de bloquer son accès aux revenus et de priver ses programmes d’armement de capitaux afin de protéger le peuple américain. »
Moins de deux semaines après le début du second mandat présidentiel de Donald Trump, une nouvelle campagne de « pression maximale » contre le régime iranien a été lancée.
Au cours des 100 premiers jours d’action, l’administration Trump a imposé un total de 17 séries de sanctions liées au régime iranien, ciblant 40 personnes, 117 entreprises et entités et 77 pétroliers.
Toutes les personnes et entités ajoutées à cette liste se voient interdire l’accès aux actifs aux États-Unis, et les personnes et entreprises américaines ne sont pas autorisées à effectuer des transactions avec elles.
De plus, les sanctions secondaires signifient que les personnes ou entreprises non américaines peuvent également être soumises à des sanctions si elles traitent avec ces personnes et entités.

