Selon les informations obtenues, au lieu de répondre aux revendications légitimes de ces prisonniers, les autorités de la prison de Lakan, à Rasht, ont placé Masoud Bidarigh en isolement.
Des informations en provenance de la prison de Lakan font état du début d’une grève de la faim de protestation de trois prisonniers politiques – Manouchehr Fallah, Masoud Bidarigh et Peyman Farahavar – qui ont entamé cette action en raison de la privation de leurs droits fondamentaux, de la pression accrue et du mépris des autorités pour leur situation. Cette grève de la faim a débuté le dimanche 10 août et se poursuit toujours.
Début de la grève de la faim suite à la protestation de Masoud Bidarigh
Masoud Bidarigh, célèbre boxeur de la province de Gilan et figure sportive reconnue, a invoqué le refus répété de son droit de quitter la prison et le refus des autorités de répondre à ses demandes répétées pour justifier sa grève. Il est détenu depuis longtemps dans des conditions physiques et mentales précaires au quartier Misagh de la prison de Lakan. Il souligne que les autorités pénitentiaires ont fait preuve d’un mépris total pour sa situation, rejetant même des demandes simples comme un congé médical.
Suite à la grève de la faim de Bidarigh, deux autres prisonniers politiques, Manouchehr Fallah et Peyman Farahavar, ont également rejoint la manifestation en solidarité avec lui et pour protester contre les conditions de détention oppressives. Ces deux prisonniers sont actuellement condamnés à mort.
Transfert à l’isolement
Selon les informations obtenues, au lieu de répondre aux demandes légitimes des prisonniers, les autorités de la prison de Lakan ont transféré Masoud Bidarigh à l’isolement. Des sources internes à la prison affirment que ce transfert visait non seulement à le punir, mais aussi à lui infliger une pression psychologique et physique supplémentaire.
Histoire des manifestations de Bidarigh
Bidarigh avait déjà manifesté, à l’hiver 2025, contre la condamnation à mort de Manouchehr Fallah en se présentant devant l’entrée principale de la prison de Lakan. Il avait alors souligné que les condamnations à mort prononcées contre des prisonniers politiques et idéologiques étaient non seulement injustes, mais aussi contraires aux droits humains et à la dignité humaine.
La situation de Manouchehr Fallah et Peyman Farahavar
Manouchehr Fallah et Peyman Farahavar, tous deux participants à cette grève de la faim, sont sous le coup d’une condamnation à mort. Les militants des droits humains affirment que leurs procès ont été marqués par des violations flagrantes des droits des accusés, notamment le refus d’accès à un avocat indépendant, la coercition physique et psychologique et l’obtention d’aveux forcés.
Ignorance des avertissements relatifs aux droits humains
Malgré les avertissements répétés des organisations de défense des droits humains, les
autorités de la prison de Lakan et le système judiciaire du régime persistent à ignorer les conditions de détention désastreuses des prisonniers politiques et idéologiques. Les militants des droits humains affirment que cette indifférence systématique s’inscrit dans la politique plus large du régime visant à réprimer la dissidence et à restreindre les droits des citoyens.

