Le gouvernement australien a présenté à la Chambre des représentants un projet de loi qui permettrait au pays de désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) du régime iranien comme organisation terroriste.
La procureure générale australienne, Michelle Rowland, a présenté le projet de loi au Parlement mercredi 8 octobre au matin.
Cette décision fait suite aux conclusions de l’Organisation australienne du renseignement de sécurité (ASIO) indiquant que le CGRI était impliqué dans au moins deux attaques antisémites sur le sol australien.
En vertu des dispositions du projet de loi, le gouvernement pourrait également inscrire des institutions étatiques étrangères sur la liste des organisations terroristes, ce qui était auparavant légalement impossible.
Dans son discours au Parlement, Michelle Rowland a déclaré que le projet de loi renforce le cadre antiterroriste australien et crée un environnement où il devient « plus difficile et dangereux pour les acteurs étrangers de nuire à l’Australie et à sa communauté ».
Elle a ajouté que cela constitue un avertissement pour tout gouvernement étranger qui chercherait à menacer ou à contraindre l’Australie par la violence.
Selon Rowland, l’évolution des menaces auxquelles le pays est confronté ne doit pas rester sans réponse, et le Parlement doit réagir avec fermeté et unité. Elle a souligné que le terrorisme vise à intimider et à détruire la cohésion sociale, affectant la sécurité nationale, les relations internationales et le sentiment de sécurité de la population.
Elle a ajouté qu’avec l’émergence du « terrorisme d’État », les menaces sont entrées dans une nouvelle phase.
Rowland a également noté que les agences de renseignement et de sécurité se verront conférer des pouvoirs accrus pour lutter contre le terrorisme d’État, similaires à ceux déjà prévus par la législation actuelle pour les formes traditionnelles de terrorisme.

