La Banque mondiale prévoit une contraction de l’économie iranienne de près de 2 % cette année, une tendance qui devrait se poursuivre l’année prochaine.
Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, publié le mardi 7 octobre, la croissance moyenne du PIB de la région MENA-P (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan) est estimée à 2,8 % pour cette année.
Ce chiffre est supérieur à la projection de 2,6 % établie par la Banque mondiale dans son rapport d’avril.
Le rapport indique que cette amélioration résulte principalement d’une activité économique plus vigoureuse dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), suite à la fin plus tôt que prévu des réductions de la production pétrolière et à l’expansion des secteurs non pétroliers.
L’institution a toutefois averti que les pays en développement exportateurs de pétrole connaîtront une forte baisse de leur croissance, principalement en raison des perturbations causées par les conflits régionaux et la baisse de la production pétrolière.
Selon le rapport, l’économie iranienne devrait se contracter de 1,7 % cette année et de 2,8 % supplémentaires l’année prochaine.
Dans son rapport d’avril, la Banque mondiale prévoyait une croissance de 0,7 % pour l’économie iranienne en 2026.
La Banque mondiale a attribué cette prévision à la baisse simultanée des exportations de pétrole et des activités non pétrolières, due au renforcement des sanctions – notamment le rétablissement de celles des Nations Unies – et aux conséquences économiques de la récente guerre de 12 jours.
Avec l’expiration de la période de 30 jours fixée par le mécanisme de rétablissement automatique du Conseil de sécurité de l’ONU, toutes les sanctions précédentes de l’ONU contre le régime iranien ont été rétablies à 3 h 30, heure de Téhéran, le dimanche 28 septembre.
Ces dernières semaines, les responsables du régime iranien ont mis en garde contre une « réponse sévère » au rétablissement des sanctions, menaçant de mesures telles que le retrait du Traité de non-prolifération (TNP) et la recherche de la bombe nucléaire.
La Banque mondiale a souligné dans son rapport que l’ensemble de la région reste affecté par les conséquences des conflits en cours en Syrie, au Yémen, au Liban, en Cisjordanie, à Gaza et en Afghanistan.
Ces conflits ont provoqué des crises humanitaires, des déplacements massifs de population et une grave stagnation économique.
Globalement, l’institution a revu à la hausse ses prévisions de croissance économique au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Afghanistan et au Pakistan pour 2025, mais a révisé à la baisse ses projections pour l’année suivante.

