Selon le Times, un grand quotidien britannique, des députés conservateurs ont exhorté le gouvernement à prendre des mesures plus fermes pour contrer la « flotte parallèle iranienne », qui contribue au financement du régime iranien en contournant les sanctions internationales.
D’après cet article, malgré le rétablissement des sanctions contre le régime iranien en septembre, les responsables politiques conservateurs britanniques estiment que les mesures actuelles visant à limiter les revenus pétroliers du régime sont insuffisantes.
Priti Patel, députée britannique du Parti conservateur et ancienne ministre de l’Intérieur, a accusé les ministres de traîner des pieds face aux menaces qui pèsent sur la Grande-Bretagne, en ne suivant pas l’approche des États-Unis concernant les navires transportant du pétrole iranien.
Les détracteurs du gouvernement ont averti que le régime iranien peut encore reconstruire son économie et ses programmes d’armement grâce aux exportations de pétrole, notamment vers la Chine.
Le Times cite Mme Patel, qui affirme que le régime iranien exporte chaque jour des millions de barils de pétrole vers la Chine. Le gouvernement américain a sanctionné un nombre bien plus important de navires impliqués que le Royaume-Uni, et ce dernier doit expliquer cette différence. Le Royaume-Uni devrait appliquer des sanctions de réimposition automatiques dans toute la mesure du possible.
Selon les estimations du Times, le régime iranien a exporté environ 67 millions de barils de pétrole pour le seul mois d’octobre.
D’après le journal, la majeure partie de ces exportations a été effectuée à l’aide de pétroliers appartenant à la « flotte de l’ombre » — des navires spécifiquement conçus pour contourner les sanctions internationales et échapper au repérage.
Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis, Washington a sanctionné plus de 180 pétroliers liés au transport de pétrole et de produits pétroliers iraniens.
En revanche, le Times indique que le Royaume-Uni n’a sanctionné jusqu’à présent que deux pétroliers sur les dizaines de navires impliqués dans le transport de pétrole ces derniers mois. Cette différence d’approche est la principale raison des vives critiques formulées par les conservateurs à l’encontre du gouvernement.
Selon le New York Times, les sanctions directes imposées aux pétroliers sont considérées comme l’un des moyens les plus efficaces de limiter les exportations de pétrole de pays comme la Russie et l’Iran. Elles bloquent l’accès des navires aux ports, aux services maritimes et aux assurances internationales, perturbant ainsi leurs opérations.
Parallèlement, le gouvernement américain a annoncé le jeudi 18 décembre avoir sanctionné 29 pétroliers supplémentaires appartenant à la flotte clandestine et leurs sociétés de gestion associées pour avoir transporté des produits pétroliers iraniens d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars.
John K. Hurley, secrétaire adjoint au Trésor américain chargé du terrorisme et du renseignement financier, a déclaré que Washington continuerait de priver le régime iranien des revenus pétroliers qui servent à financer ses programmes militaires et d’armement.

