Abbas Yavari, un jeune homme de 31 ans qui avait participé aux manifestations de janvier, a été tué sous la torture systématique et organisée des sbires du régime iranien dans un centre de détention à Shiraz. Ce crime révèle une fois de plus la nature répressive et inhumaine de ce système au pouvoir.
Abbas, un jeune Arabe originaire d’Ahvaz, avait été arrêté après avoir participé à des manifestations publiques à Shiraz et transféré à la prison centrale de la ville. Mais l’histoire ne s’arrêtait pas là : le 26 mars, il a été transféré dans un centre de détention tenu secret, où il est mort sous la torture. Les agents de sécurité du régime, fidèles à leur habitude, ont affirmé trois jours plus tard qu’il s’était suicidé ; un mensonge récurrent utilisé pour dissimuler les assassinats d’État et qui ne trompe personne.
Selon les informations disponibles, l’objectif des interrogateurs, en pratiquant la torture, était d’extorquer des aveux forcés concernant son rôle dans les manifestations. Ils n’ont jamais réussi à obtenir d’aveux, et c’est pour cette raison qu’Abbas Yavari a été tué sous la torture.
Parallèlement, dans une autre affaire, deux autres prisonniers politiques, Manouchehr Vafaei, 28 ans, et Navid Naghdi, 32 ans, condamnés à mort pour le meurtre de deux miliciens du Bassidj, affiliés au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), à Shiraz en 2024, risquent d’être exécutés. Les institutions internationales et de défense des droits humains doivent se faire la voix de ces jeunes rebelles.
Il s’agit d’une machine à tuer organisée qui, depuis des années, cherche, par la torture et les exécutions, à réprimer le soulèvement et le mouvement du peuple iranien pour le renversement du régime. Le maintien de cette situation en toute impunité équivaut à un feu vert pour la poursuite de ces crimes.
La gravité de ces crimes doit être immédiatement déférée au Conseil de sécurité des Nations Unies. Les dirigeants du régime iranien doivent répondre de leurs actes devant la justice internationale pour des décennies de crimes contre l’humanité. Le silence et l’inaction équivalent à de la complicité avec les criminels. Il est temps d’agir, et non de rester les bras croisés.

