Aux premières heures du lundi 20 avril, Hamed Validi et Mohammad (Nima) Massoum Shahi, deux membres de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK), ont été exécutés dans ce que le pouvoir judiciaire iranien a qualifié d’acte criminel. L’agence de presse Mizan, affiliée à ce pouvoir, a rapporté l’information et les a identifiés comme étant Mohammad Massoum Shahi et Hamed Validi, les liant faussement à un réseau d’espionnage.
Ces deux membres de l’OMPI avaient été condamnés à mort en septembre 2025 pour appartenance à l’organisation. Hamed Validi, ingénieur civil de 45 ans, et Mohammad Shahi, technicien de 38 ans, avaient été arrêtés le 13 mai 2025 à Téhéran avec plusieurs membres de leur famille et avaient subi des pressions et des tortures dignes du Moyen Âge lors de leurs interrogatoires.
À l’aube de ce 20 avril en Iran, les Moudjahidine du peuple Hamed Validi et Nima Massoum Shahi ont été pendus par le régime des mollahs à la prison centrale de Karadj. Ils ont ainsi rejoint les rangs des Moudjahidine du peuple valeureux tombés martyrs ce mois-ci, exécutés par la… pic.twitter.com/HHXwhdamPC
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) April 20, 2026
Le 27 septembre, le chef du pouvoir judiciaire de la province d’Alborz a accusé ces individus, ainsi que deux autres détenus, d’espionnage en lien avec la guerre de douze jours, bien qu’ils aient été arrêtés environ un mois avant le début du conflit. Auparavant, l’OMPI avait communiqué leur identité à des instances internationales, notamment les Nations Unies et des organisations de défense des droits humains. L’information concernant leur arrestation avait également été publiée le 7 septembre 2025.
Le régime iranien a exécuté six autres membres de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) entre fin mars et début avril. Il a également exécuté deux autres membres de l’organisation en août 2025.
À l’époque, le Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), une coalition d’opposition, avait demandé qu’une mission internationale d’enquête examine l’affaire. La veille de l’exécution, le CNRI a également lancé un appel urgent aux instances internationales, notamment au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, au Rapporteur spécial des Nations Unies sur l’Iran et à d’autres autorités chargées des droits de l’homme, demandant une action immédiate pour empêcher l’exécution.

