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Des membres des Gardiens de la révolution (CGRI) arrêtés au Koweït

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Une femme condamnée à la perpétuité à Bahreïn pour collaboration avec les Gardiens

Alors que le régime iranien poursuit ses activités de déstabilisation à l’encontre des pays de la région, le Koweït a annoncé l’arrestation de quatre membres du Corps des gardiens de la révolution (CGRI) islamique (CGRI) qui tentaient de pénétrer sur son territoire. À Bahreïn, une femme a également été condamnée à la réclusion à perpétuité pour des chefs d’accusation liés à une collaboration avec le CGRI.

Le ministère de l’Intérieur du Koweït a annoncé, dans un communiqué de presse publié le mardi 12 mai, avoir arrêté quatre infiltrés affiliés au CGRI qui tentaient d’entrer dans le pays par la voie maritime.

Le ministère de l’Intérieur koweïtien a ajouté que, lors de leurs interrogatoires, les quatre individus ont admis être affiliés au CGRI du régime iranien. Ils avaient planifié de se rendre, à bord d’un bateau de pêche loué, sur l’île koweïtienne de Bubiyan, où ils avaient l’intention de mener des opérations de sabotage et des actions terroristes.

Dans le cadre de la ferme réaction du Koweït face aux agissements hostiles du régime iranien, l’ambassadeur de ce dernier au Koweït a été convoqué au ministère des Affaires étrangères koweïtien le mardi 12 mai.

Au cours de cette convocation, Mohammad Totonchi, ambassadeur du régime iranien au Koweït, s’est vu remettre une note de protestation officielle émanant du ministère des Affaires étrangères koweïtien, concernant l’entrée d’un groupe armé d’agents du CGRI sur l’île de Bubiyan et l’affrontement qui s’en est suivi avec les forces armées koweïtiennes.

Selon le communiqué du ministère de l’Intérieur koweïtien, les individus ont engagé un affrontement avec les forces armées koweïtiennes immédiatement après leur entrée sur le territoire koweïtien. Au cours de cet accrochage armé, l’un des assaillants a été blessé, tandis que deux autres ont réussi à prendre la fuite. Un membre des forces armées koweïtiennes a également été blessé lors de cet échange de tirs.

L’incident s’était produit le 3 mai, mais le ministère de l’Intérieur koweïtien ne l’a rendu public qu’une fois l’enquête et les interrogatoires terminés, et après que les détenus eurent avoué leurs liens avec le CGRI.

Dans le communiqué de presse diffusé par le ministère de l’Intérieur koweïtien, les détenus ont été identifiés comme étant le colonel de marine Amirhossein Abdolmohammad Zaraei, le colonel de marine Abdolsamad Yadollah Ghanavati, le capitaine de marine Ahmad Jamshid Gholamreza Zolfaghari et le premier lieutenant Mohammad Hossein Sohrab Foroughi Rad. Cependant, deux autres individus, identifiés comme étant Mansour Ghanbari et Abdolali Kazem Siamari — ce dernier étant décrit comme le chef de l’embarcation —, ont réussi à s’enfuir.

Le ministère de l’Intérieur du Koweït a également déclaré, sur la base des aveux des suspects, que leur mission avait débuté le vendredi 1er mai, sur ordre de commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), avec pour objectif d’infiltrer l’île de Bubiyan, au Koweït, afin d’y commettre des actes de sabotage et de terrorisme.

À la suite de cet incident, le gouvernement koweïtien a fermement condamné les agissements du régime iranien, qui a pénétré sur le territoire koweïtien pour y mener des activités de sabotage et de terrorisme.

Dans sa déclaration, le gouvernement koweïtien a appelé le régime iranien à cesser immédiatement de tels actes hostiles, qui compromettent la stabilité et la sécurité régionales, et qui nuisent aux efforts régionaux et internationaux visant à apaiser les tensions.

À cet égard, le ministère des Affaires étrangères du Koweït a souligné que le régime iranien portait l’entière responsabilité de ces actes hostiles et que le Koweït se réservait son droit plein et inhérent à la légitime défense, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies, ainsi que le droit de prendre toute mesure jugée appropriée au regard du droit international pour défendre sa souveraineté et protéger ses citoyens et résidents présents sur son territoire.

Parallèlement, le tribunal pénal de Bahreïn a condamné une femme à la réclusion à perpétuité pour des chefs d’accusation de collaboration avec le CGRI du régime iranien, de transmission d’informations sensibles concernant les installations de sécurité et les infrastructures civiles de Bahreïn, et de commission d’actes hostiles à l’encontre du pays. L’enquête et les interrogatoires, entamés en mars, ont révélé que l’accusée, Bodour Abdulhamid Ali, entretenait des contacts directs avec des agents du CGRI et participait à la transmission, via des messages chiffrés, de coordonnées et d’images d’installations qualifiées d’importantes et de stratégiques sur le territoire bahreïnien.

Au cours des deux derniers mois, de multiples rapports ont fait état de l’arrestation d’individus et de groupes liés au CGRI dans les pays du golfe Persique. Ces opérations ont principalement visé les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Aux Émirats arabes unis, les mesures de sécurité ont été renforcées et, outre l’arrestation de nombreux suspects accusés de collaborer avec le CGRI, un nombre important de travailleurs employés dans le pays — majoritairement des chiites pakistanais — ont été expulsés pour diverses raisons. Les attaques de missiles et de drones menées par le régime iranien au cours des deux derniers mois contre les pays du golfe Persique — et plus particulièrement les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn — ont conduit ces États à instaurer des mesures de sécurité strictes sur leur territoire et à prendre des dispositions sévères à l’encontre de quiconque est soupçonné, ne serait-ce que très légèrement, de collaborer avec le régime iranien.

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