L’état du secteur du transport routier en Iran, notamment le vieillissement du parc de véhicules et les infrastructures de transport, est redevenu un sujet de controverse. Des déclarations récentes d’Alireza Novin, membre du Majlis (le parlement iranien), mettent en lumière des problèmes généralisés dans ce secteur. Selon lui, ces difficultés — allant du vieillissement du parc automobile à la dégradation des routes — demeurent sans solution efficace.
Dans des propos publiés le 2 juin par le média d’État *Khaneh Eghtesad*, Alireza Novin a affirmé qu’environ 60 % du parc de véhicules de transport du pays est usé et obsolète. Il a qualifié cette situation de défi majeur pour le secteur des transports et a évoqué le sort de milliers de camions bloqués à la frontière turque.
Un parc vieillissant et des milliers de camions bloqués
M. Novin a indiqué qu’environ 10 000 camions se trouvent toujours du côté turc de la frontière. Selon lui, ces véhicules sont laissés dans l’incertitude sans aucune issue, et le gouvernement turc a commencé à en confisquer certains.
Le parlementaire a ajouté que, lors de ses démarches auprès des autorités gouvernementales, l’explication fournie était que les camions étaient arrivés à la frontière sans avoir accompli les procédures d’enregistrement à l’importation requises. Il a toutefois souligné que, même en cas d’infraction, le gouvernement aurait dû agir pour régulariser la situation de ces véhicules.
M. Novin a affirmé que certains de ces camions auraient pu servir à moderniser le parc de transport vieillissant. Il a également noté que, selon les rapports disponibles, environ 1 000 de ces 10 000 camions ont déjà été confisqués par les autorités turques.
La question du vieillissement du parc de transport a été soulevée à maintes reprises ces dernières années par des experts du secteur et des représentants de la profession. La vétusté des camions et des poids lourds entraîne non seulement une hausse des coûts d’entretien, mais a aussi un impact direct sur la sécurité routière. Dans ce contexte, l’absence de solution concernant le sort de milliers de camions aux postes-frontières suscite de vives critiques.
Un autre volet des déclarations de M. Novin concernait l’état des routes et des autoroutes du pays. Évoquant l’autoroute Zanjan-Tabriz, il a affirmé que, dans son état actuel, cet axe ressemble davantage à une route rurale qu’à une autoroute aux normes. Le parlementaire a déclaré que de nombreuses réunions avaient eu lieu concernant l’état de cet itinéraire. Selon lui, des avertissements officiels avaient été adressés aux responsables compétents du régime, notamment au ministre des Routes et des Transports, et les démarches nécessaires avaient été entreprises. Toutefois, ces interventions n’ont donné aucun résultat concret.
Les propos de M. Novin interviennent alors que l’état de nombreuses routes du pays suscite depuis longtemps les plaintes des citoyens et des conducteurs. La vétusté des infrastructures, l’insuffisance des dispositifs de sécurité et les retards dans la mise en œuvre des projets de construction et d’aménagement figurent parmi les problèmes régulièrement soulignés dans les rapports officiels et les médias.
Cette situation survient alors que le régime iranien consacre des milliards de dollars à la construction de « cités de missiles » pour servir ses politiques de déstabilisation et belliqueuses dans la région, ainsi qu’à des projets nucléaires que les critiques jugent contraires aux intérêts du peuple iranien.

