IranNucléaireNouvelles incertitudes concernant les installations nucléaires souterraines de l'Iran

Nouvelles incertitudes concernant les installations nucléaires souterraines de l’Iran

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Selon la dernière évaluation de l’Institute for Science and International Security (ISIS), basé aux États-Unis et dirigé par l’expert en nucléaire David Albright, l’imagerie satellitaire des installations nucléaires du régime iranien indique que les activités d’enrichissement d’uranium n’ont pas repris sur les trois sites principaux de Natanz, Fordow et Ispahan. Toutefois, des signes de travaux de construction en cours et de circulation de véhicules ont été observés simultanément sur le site souterrain de Kolang Gaz La, situé dans la montagne près de Natanz ; la finalité exacte de ce site demeure incertaine.

Cette installation, située dans le massif de Kolang Gaz La (ou Kuh-e Kolang Gaz La), se trouve au sud du complexe de Natanz. D’après le rapport de l’institut Albright, le site reste accessible, ouvert et en phase de construction. L’institut a néanmoins souligné qu’aucun élément n’indique pour l’heure qu’il soit prêt à entrer en service opérationnel.

À Natanz, l’imagerie satellitaire révèle que de vastes sections du complexe demeurent dévastées ; aucun travail de réparation significatif n’a été observé aux entrées principales ni dans les zones liées à l’enrichissement de l’uranium. Les infrastructures électriques et les systèmes industriels restent également endommagés et, selon l’institut, rien n’indique que les opérations d’enrichissement soient en cours de rétablissement sur le site.

À Fordow, les entrées des tunnels principaux semblent également toujours bloquées. Le régime iranien a toutefois érigé des barrières de terre et de roche le long des voies d’accès menant à ces tunnels. D’après l’analyse de l’institut Albright, ces obstacles visent à empêcher le déplacement rapide de véhicules et à ralentir toute opération éventuelle contre l’installation.

À Ispahan, les entrées des tunnels restent elles aussi recouvertes de terre ; l’imagerie satellitaire ne montre aucun signe de réouverture des voies d’accès ni d’évacuation de matériel depuis l’intérieur des tunnels.

La principale incertitude ne réside plus désormais à Natanz, Fordow ou Ispahan, mais à Kolang Gaz La. Il s’agit d’une installation dissimulée et profondément enfouie, dépourvue de toute transparence officielle ; la nature de ce que le régime iranien y a caché, ou le stade de ses activités nucléaires qu’il y prépare, restent indéterminés.

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