Bloomberg a rapporté, en s’appuyant sur des données de suivi des navires, que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz s’est quasi totalement arrêté aux premières heures de la journée du mardi 14 juillet.
L’analyse des données du système d’identification automatique (AIS) révèle une chute marquée du nombre de navires dont la position et les déplacements étaient visibles. Certains navires ont également désactivé leurs systèmes de suivi en raison de risques accrus pour la sécurité. Par conséquent, les données accessibles au public ne reflètent pas nécessairement l’intégralité des mouvements de navires.
Cette perturbation fait suite à des attaques contre des pétroliers, à la reprise d’attaques réciproques entre le régime iranien et les États-Unis, ainsi qu’à l’augmentation des risques liés à la traversée du détroit d’Ormuz. Les données de Kpler, une société d’analyse maritime, indiquent par ailleurs que le trafic de pétroliers est tombé à son niveau le plus bas depuis environ deux mois, seuls six pétroliers ayant traversé le détroit dimanche.

