Le gouvernement canadien a annoncé, le vendredi 14 août, l’imposition de sanctions à l’encontre de cinq responsables militaires et politiques du régime iranien. Selon Ottawa, cette mesure a été prise en réponse au rôle joué par ces individus dans des actions compromettant la paix, la sécurité et la stabilité internationales.
La ministre canadienne, Anita Anand, a déclaré que ces personnes avaient été désignées en vertu du *Règlement sur les mesures économiques spéciales (Iran)*. D’après le gouvernement canadien, les agissements des personnes sanctionnées — notamment les menaces pesant sur la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et ses environs — sont contraires au droit international.
Parmi les personnes sanctionnées figure Ali Abdollahi, ancien commandant du quartier général central Khatam al-Anbiya. Le 10 août, il a été nommé nouveau chef d’état-major des forces armées du régime iranien par un décret attribué à Mojtaba Khamenei.
Mme Anand a souligné que la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz est vitale pour le commerce mondial et la sécurité énergétique, et que ces nouvelles sanctions visent des individus dont les actions sapent ces principes et menacent la sécurité économique et énergétique mondiale.
Quatre autres responsables ajoutés à la liste des sanctions
Le Canada a également sanctionné Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya ; Ebrahim Azizi, président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement du régime iranien ; Shahram Irani, commandant de la marine du régime iranien ; et Hamid Hosseini, président du conseil d’administration et porte-parole de l’Union des exportateurs de pétrole, de gaz et de produits pétrochimiques iraniens.
Ces sanctions interviennent alors que le détroit d’Ormuz est devenu l’un des principaux foyers de tensions régionales et de différends concernant la sécurité maritime et le transport d’énergie.
Gel des avoirs et interdiction d’entrée
En vertu de la réglementation canadienne sur les sanctions, il est interdit d’effectuer des transactions avec les personnes figurant sur la liste des sanctions, et tous les avoirs qu’elles pourraient détenir au Canada seront gelés.
Il est également interdit aux personnes et entités soumises à la loi canadienne — que ce soit au Canada ou, dans certains cas, à l’étranger — de mettre des biens ou des ressources financières à la disposition des personnes sanctionnées.
Les personnes inscrites sur la liste des sanctions feront également l’objet d’une interdiction d’entrée au Canada.

