Le pouvoir judiciaire du régime iranien a annoncé, dans la matinée du dimanche 16 août, l’exécution de Shahram Sadeghi. Ce dernier figurait parmi les personnes arrêtées à Karaj lors des manifestations nationales de janvier 2026. L’agence de presse Mizan, affiliée au pouvoir judiciaire, a indiqué que la sentence avait été appliquée après avoir été confirmée par la Cour suprême. Des médias indépendants et des organisations de défense des droits humains ont également fait état de cette exécution.
L’exécution de Shahram Sadeghi : quelle était la version du pouvoir judiciaire ?
Selon la version officielle du pouvoir judiciaire, Shahram Sadeghi se trouvait au carrefour Golzar, dans le quartier de Golshahr à Karaj, dans la soirée du 8 janvier 2026. Les autorités du régime ont affirmé qu’il avait foncé au volant d’une voiture (de modèle Pride) en direction de policiers. D’après ce même récit, sept agents ont été blessés lors de l’incident, et l’un d’eux serait resté dans le coma pendant trois mois.
Il convient de noter que les accusations portées contre les manifestants opposés à la dictature au pouvoir reposent essentiellement sur des déclarations de personnes affiliées au gouvernement ou sur des aveux obtenus sous la torture, ce qui contrevient à tous les principes établis d’une procédure régulière et d’un procès équitable.
Le pouvoir judiciaire a également indiqué que le tribunal révolutionnaire de Karaj avait reconnu Shahram Sadeghi coupable d’« actions opérationnelles au profit d’Israël, des États-Unis et de groupes hostiles ». Selon les médias d’État, la peine prononcée comprenait l’exécution et la confiscation de ses biens. La Cour suprême a confirmé ce jugement.
De telles peines inhumaines infligées à des jeunes et à des manifestants ayant réclamé leurs droits les plus fondamentaux, ainsi que l’imputation de leurs actes à des puissances étrangères, ne servent qu’à légitimer les décisions rendues par les tribunaux iniques du régime.
L’exécution comme outil d’intimidation
Au cours des dernières décennies, le régime au pouvoir a fréquemment eu recours à la peine de mort dans des affaires politiques ou liées à la sécurité. L’exécution d’un manifestant détenu envoie un message clair d’intimidation à une société qui est descendue à maintes reprises dans la rue pour contester le statu quo.

