L’aveu de hauts responsables du régime iranien, reconnaissant qu’une hausse du prix de l’essence est inévitable, témoigne de l’ampleur de la crise financière que traverse le régime.
Mohammad-Jafar Ghaem-Panah, adjoint exécutif du président iranien Masoud Pezeshkian, a admis le caractère inéluctable d’une augmentation du prix de l’essence et a souligné le coût élevé des importations de carburant. Évoquant l’impact du blocus naval, il a insisté sur le fait que la production nationale d’essence ne suffit pas à couvrir les besoins du pays et que de nouvelles mesures de gestion doivent être mises en œuvre. Ces déclarations interviennent alors que de nombreux rapports font état de longues files d’attente dans les stations-service à travers le pays. Craignant l’éclatement de manifestations liées aux conditions de vie, semblables à celles de 2019, les responsables du régime n’ont pas encore annoncé de décision définitive quant au calendrier et à l’ampleur d’une éventuelle hausse des prix.
La grave pénurie de diesel dans les stations-service du pays a, une fois de plus, gravement perturbé le secteur du transport routier. Dans de nombreuses provinces, les chauffeurs de poids lourds sont contraints d’attendre plusieurs jours dans des files s’étirant sur des kilomètres pour obtenir leur ration de carburant de base. La réduction des quotas de carburant imposée par le ministère du Pétrole a durement affecté les moyens de subsistance des acteurs de ce secteur ainsi que la distribution de biens essentiels. Les experts mettent en garde contre les conséquences économiques de cette crise et le risque d’un arrêt total du transport routier.
La diffusion de vidéos montrant de longues files d’attente pour le diesel dès 5 heures du matin révèle une nouvelle facette de la crise du carburant dans le pays. Les conducteurs de véhicules lourds attendent des heures avant le lever du soleil pour obtenir une quantité dérisoire de carburant. Malgré des promesses répétées, les responsables du régime iranien sont incapables de répondre aux besoins fondamentaux de la population.
Des rapports documentés indiquent qu’environ 5 millions de litres d’essence sont systématiquement détournés par la contrebande directement depuis les raffineries du régime iranien chaque jour. Ce pillage généralisé se produit alors que la jeunesse et les citoyens iraniens sont contraints de patienter des heures dans de longues files d’attente pour l’essence. Les revenus astronomiques générés par ce trafic alimentent les poches de réseaux mafieux affiliés au régime.
Contrairement aux affirmations des responsables du régime, la crise de l’essence en Iran n’est pas due à une consommation excessive de la part des citoyens, mais résulte d’un pillage systématique.

