Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale du régime iranien, a réagi à la pression économique croissante des États-Unis en menaçant les pays de la région ; il a déclaré que tout pays participant aux restrictions économiques contre le régime iranien serait considéré comme un « ennemi » et pourrait devenir une cible d’attaque.
Samedi 22 août au soir, lors d’une émission télévisée, Mohsen Rezaei a menacé les pays coopérant avec les États-Unis pour imposer une pression économique au régime iranien, affirmant qu’ils feraient face d’abord à des négociations, puis à une action militaire.
Il a déclaré : « Quiconque entre en guerre économique contre l’Iran, nous considérons ce pays comme un ennemi… S’ils persistent, nous prendrons ce pays pour cible. »
Rezaei a également menacé qu’en réponse à un éventuel durcissement des sanctions américaines, le régime iranien ne laisserait passer « pas une seule goutte de pétrole », non seulement par le détroit d’Ormuz, mais dans l’ensemble du golfe Persique.
Ces menaces surviennent alors que Washington a annoncé préparer une nouvelle série de sanctions d’envergure contre le régime iranien. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a présenté ce plan comme une initiative visant à exercer une pression économique sans précédent et à isoler davantage le régime iranien.
Tout en minimisant la pression américaine, Rezaei a affirmé que le régime iranien avait exporté 70 millions de barils de pétrole au cours du mois ou des deux mois écoulés. Parallèlement, il a reconnu que la politique étrangère du régime iranien nécessitait des « réformes ».
Les propos menaçants de Rezaei démontrent une fois de plus que, face à la pression économique et aux sanctions croissantes, le régime iranien privilégie les menaces envers ses voisins et l’utilisation du détroit d’Ormuz et des exportations pétrolières comme moyens de pression, plutôt que d’apporter des solutions à ses crises intérieures et économiques.

