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Iran: AI demande une enquête sur la mort du médecin de la prison Kahrizak

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Amnesty International: Les autorités iraniennes doivent mener une enquête exhaustive et indépendante sur la mort d’un jeune médecin qui a travaillé dans le centre de détention de Kahrizak, dans le sud de Téhéran, a déclaré Amnesty International ce mercredi 18 novembre.

Le corps sans vie du docteur Ramin Pourandarjani a été découvert dans son bureau de l’infirmerie du quartier général de la police de Téhéran le 10 novembre.

Le responsable de la police iranienne a indiqué mercredi que le docteur Pourandarjani, qui était dépressif, s’était suicidé parce qu’il avait été cité à comparaître en justice et risquait d’être condamné à cinq ans d’emprisonnement.

Le père du médecin, Reza-Qoli Pourandarjani, met en doute la thèse du suicide. Il a déclaré à l’agence de presse Associated Press qu’on lui avait dit que son fils s’était cassé une jambe dans un accident de voiture et qu’il avait besoin de son accord pour subir une intervention chirurgicale, mais que la famille s’est retrouvée face à un corps sans vie lorsqu’elle est allée à Téhéran.

Il a dit que son fils avait un bon moral lorsqu’il lui avait parlé la veille dans la soirée.

Lundi, les services du procureur de Téhéran avaient indiqué qu’une enquête était en cours sur la mort du docteur Pourandarjani.

Durant les troubles qui ont agité l’Iran cet été à la suite de l’élection présidentielle contestée, le docteur Pourandarjani, qui était âgé de vingt-six ans, effectuait son service militaire à Kahrizak en tant que médecin résident.

Il avait avant sa mort reçu, d’après certaines informations, des menaces de mort qui visaient à le dissuader de révéler l’ampleur des violences qui avaient été commises à Kahrizak. Il avait apparemment dit à des amis qu’il craignait pour sa vie.

Des manifestants avaient été placés en détention dans le centre de détention de Kahrizak, et des responsables iraniens ont confirmé que des actes de torture y avaient été commis et que trois hommes au moins étaient morts des suites de torture.

En tant médecin du centre de détention, Ramin Pourandarjani a dû soigner lors de ses visites hebdomadaires des détenus qui avaient été torturés.

La mort d’une de ces victimes, Mohsen Rouholamini, fils d’un homme politique conservateur iranien, a largement attiré l’attention sur les actes de torture et les homicides qui ont été commis à Kahrizak. (…)

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