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La rupture des liens Gambie-Iran liée à une mystérieuse livraison d’armes

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AFP: La décision soudaine du gouvernement gambien de rompre ses relations avec l’Iran est liée à une polémique sur une mystérieuse livraison d’armes de Téhéran vers Banjul, a-t-on appris mardi de source proche de la présidence gambienne.

Le petit pays d’Afrique de l’Ouest a annoncé lundi soir avoir rompu toute relation avec Téhéran et demandé aux représentants officiels de l’Iran de quitter le territoire gambien dans les 48 heures.

Le gouvernement gambien a refusé de commenter cette décision, mais tout le personnel de l’ambassade d’Iran était déjà parti mardi, selon un de ses employés.

La semaine dernière, le Nigeria avait révélé au Conseil de sécurité de l’ONU avoir intercepté un navire en provenance d’Iran transportant des armes, notamment des roquettes et grenades. Téhéran avait indiqué que la cargaison en question appartenait à une compagnie privée et était destinée à un pays d’Afrique de l’ouest, identifié par la suite comme étant la Gambie.

« La rupture des relations entre la Gambie et l’Iran, qui constitue une surprise pour beaucoup de Gambiens, est directement liée à la livraison présumée d’armes de l’Iran à la Gambie », a déclaré mardi une source proche de la présidence gambienne, assurant que le gouvernement avait pris sa décision afin de « se dédouaner » dans cette affaire.

Un député iranien, Alaeddine Boroujerdi, a accusé mardi la Gambie d’avoir cédé à la « pression » américaine. Cet élu a confirmé que les armes étaient bien destinées à la Gambie, une entreprise iranienne ayant « signé un contrat de vente d’armes (à ce pays) voici plusieurs années ».

Les deux pays, très critiqués sur la scène internationale, se sont longtemps soutenu l’un l’autre, alors que l’Iran est sous le coup de sanctions des Nations unies en raison du développement de son programme nucléaire, qui lui interdisent notamment de vendre des armes, et que la Gambie est accusée par la communauté internationale de nombreuses violations des droits de l’homme.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait effectué, fin 2009, une visite en Gambie où l’Iran est impliqué dans de nombreux projets.

Dans un éditorial, le dirigeant gambien d’opposition Halifa Sallah a souligné que « la cargaison d’armes avaient été déclarée comme matériau de construction », en dénonçant « une infraction majeure pour la sécurité régionale ».

 

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