Les récents audits de la Cour suprême des comptes iranienne sur le budget 2023 montrent que le nombre d’entreprises publiques déficitaires a atteint 134, la majorité des pertes étant imputables à six entreprises, dont la « Subsidy Targeting Organization ».
« L’approbation budgétaire » fait référence au processus d’examen de la conformité des performances financières du gouvernement avec la loi budgétaire approuvée.
Selon l’agence de presse Mizan, l’organe officiel du pouvoir judiciaire iranien, la loi budgétaire avait prévu des pertes pour 17 entreprises publiques. Cependant, les états financiers révèlent que le nombre d’entreprises déficitaires est passé à 134, leurs pertes ayant été multipliées par près de 17.
Selon la Cour suprême des comptes, une entité sous la surveillance du parlement, la majeure partie de ces pertes est concentrée dans six entreprises publiques, qui représentent à elles seules environ 80 % des pertes totales.
La Government Trading Corporation of Iran et la Subsidy Targeting Organization sont les entités les plus déficitaires.
Viennent ensuite l’Iranian Health Insurance Organization et la Thermal Power Holding Company.
La Islamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB) et l’Armed Forces Medical Services Organization figurent également parmi les six entités publiques affichant les plus hauts niveaux de pertes.
Les pertes des entités financées par l’État proviennent du déséquilibre entre leurs dépenses et le budget alloué.
Les experts attribuent les dépassements budgétaires et les pertes de ces entreprises à une mauvaise surveillance de leurs opérations, à un manque de responsabilité et de transparence financière.
Ces entreprises sont en grande partie gérées par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), dont la mission première est de réprimer la population et de prévenir la montée des manifestations.

