L’examen des nouveaux tarifs montre que les coûts de l’électricité pour les ménages iraniens ont augmenté d’environ 38 % jusqu’au seuil de consommation et jusqu’à 83 % au-delà.
L’agence de presse Mehr, gérée par l’État, a rapporté le samedi 23 novembre qu’une comparaison des nouveaux tarifs avec les précédents (avant septembre) pour les mois hors pointe indique que les augmentations de tarifs, à deux exceptions près, sont d’environ 38 %. Cependant, pour la consommation moyenne entre 200 et 300 kilowattheures (pour les tarifs inférieurs à 200 kilowattheures), il y a une augmentation de 83 %, et pour la consommation moyenne entre 300 et 450 kilowattheures, il y a une augmentation de 78 %.
L’agence de presse publique Tasnim a également publié les nouveaux tarifs de l’électricité, montrant que, par exemple, depuis septembre, le prix de chaque kilowattheure d’électricité jusqu’au seuil de consommation augmente progressivement en fonction de la région.
Abdolamir Yaghoubi, directeur général de l’énergie et des affaires clients chez Tavanir (la compagnie nationale d’électricité iranienne), a déclaré que 75 % des consommateurs d’électricité consomment moins que le seuil, leurs factures s’élevant à environ 180 000 rials (environ 0,26 $). Cependant, pour ceux qui consomment au-dessus du seuil et jusqu’à 800 kilowattheures, le coût augmente progressivement et peut atteindre environ 18 millions de rials (environ 26 $).
Le gouvernement, citant la dépréciation continue du rial, soutient que les prix de l’énergie doivent augmenter. Cette mesure est toutefois controversée en raison de la pauvreté croissante de la population et des effets inflationnistes qu’elle pourrait entraîner.
En fait, avec les nouveaux tarifs, les prix de l’électricité pour les ménages iraniens extrêmement consommateurs ont atteint un quart des prix de l’Union européenne.
Par exemple, les statistiques de l’Union européenne indiquent que le coût annuel de l’électricité pour un ménage est de 400 € (plus que le salaire mensuel moyen d’un employé en Iran), mais ce montant ne représente qu’un peu plus d’un pour cent du salaire annuel moyen d’un employé dans les pays européens.
Il est également important de noter que la consommation moyenne d’électricité des ménages dans l’Union européenne est de 33 pour cent supérieure à celle des ménages iraniens.
Mostafa Rajabi Mashhadi, PDG de Tavanir, a également précisé samedi que, compte tenu de la hausse des coûts de production d’électricité, les consommateurs qui consomment jusqu’à 1,5 fois le seuil se verront facturer 1,5 fois le coût de l’approvisionnement en électricité, tandis que ceux qui consomment plus de 2,5 fois le seuil se verront facturer cinq fois le coût de l’approvisionnement en électricité.
Cette augmentation des prix intervient alors que le gouvernement iranien a commencé, il y a environ deux semaines, à couper l’électricité résidentielle et commerciale dans tout le pays en raison d’une pénurie de gaz naturel et de combustible liquide pour les centrales électriques.

