Selon un rapport publié par le Washington Free Beacon le jeudi 2 janvier, des responsables américains ont reçu des renseignements sur le système de contrebande de pétrole de l’Iran, mais l’administration Biden les a ignorés.
Le rapport indique qu’en 2024, les responsables de l’administration Biden ont examiné des renseignements indiquant le rôle central de l’Irak dans une opération de contrebande de pétrole d’un milliard de dollars menée par le régime iranien.
Free Beacon, citant des sources informées, affirme que les responsables de Biden ont ignoré une grande partie des informations et ont permis à l’Iran de contourner les sanctions américaines et de gagner de l’argent illicite, comme l’a décrit un ancien responsable américain.
En avril, des responsables américains du département d’État, du Trésor et de la communauté du renseignement ont examiné un rapport de 45 pages préparé par des organisations internationales.
Ce rapport, également examiné par le Washington Free Beacon, a identifié l’Irak, cinquième producteur mondial de pétrole, comme la plaque tournante des opérations de contrebande de pétrole et de carburant de l’Iran en 2022 (pendant la présidence de Biden).
Le rapport des services de renseignement répertorie un réseau d’entreprises en Irak, en Iran et dans d’autres pays du Moyen-Orient qui détournent une partie des exportations de carburant irakien vers le marché noir pour en tirer des profits illicites. Cet argent est ensuite acheminé vers les milices soutenues par l’Iran en Irak et vers le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), qui supervise ces milices.
En plus des opérations de contrebande, l’industrie pétrolière irakienne mélange des produits pétroliers illicites en provenance d’Iran avec ses produits légaux, ce qui permet au pétrole iranien d’être vendu légalement sur les marchés internationaux, en violation directe des sanctions américaines strictes.
Selon le rapport des services de renseignement, les revenus de ces ventes sont également reversés aux mandataires du régime iranien et au CGRI. Les informations indiquent que les sites pétroliers offshore irakiens sont devenus de véritables « laveries automatiques » pour le pétrole brut iranien sanctionné.

