Le Centre des statistiques du régime iranien a annoncé dans son dernier rapport que les prix des biens importés ont augmenté de 53,8% au cours des quatre trimestres précédant l’automne 2024 par rapport à la même période de l’année précédente. Ce chiffre, qui reflète une hausse sans précédent de l’inflation dans le secteur des biens importés, est une autre indication claire de la crise économique et de l’échec de la gestion économique du régime iranien.
Selon ce rapport, l’indice global des prix des biens importés a atteint 827,2 à l’automne 2024, marquant une augmentation de 15,1% par rapport au trimestre précédent et de 64,8% par rapport à la même saison l’année dernière. Cette flambée des prix s’est produite malgré les affirmations répétées du gouvernement selon lesquelles il contrôle le marché, mais les réalités économiques contredisent ces affirmations.
Les experts économiques ont toujours souligné que les politiques monétaires et douanières du régime iranien, au lieu de stabiliser le marché, sont elles-mêmes devenues les principaux facteurs d’instabilité et de hausse des prix. Des politiques malavisées telles que les contrôles artificiels des prix, les allocations de devises préférentielles pour les importations et le manque de surveillance des procédures douanières ont conduit à une augmentation des coûts d’importation, qui sont finalement répercutés sur le consommateur final.
Un point crucial est que les statistiques officielles publiées par les institutions publiques iraniennes sont toujours accueillies avec scepticisme par les experts indépendants. Le Centre national des statistiques iranien a reconnu dans son rapport que ces chiffres sont basés sur des données préliminaires de l’administration des douanes et peuvent être révisés ultérieurement. L’expérience a montré que de telles révisions visent généralement à dissimuler la gravité de la situation économique.
De plus, dans le passé, les données économiques du gouvernement ont souvent été retardées dans leur publication ou modifiées à des fins politiques et de propagande. En conséquence, les chiffres fournis aujourd’hui par les institutions gouvernementales ne reflètent pas nécessairement l’état réel de l’économie du pays, et le taux d’inflation réel des biens importés est probablement encore plus élevé que le chiffre déclaré.
Les conséquences de l’inflation sévère des biens importés sur la vie des gens
L’augmentation vertigineuse des prix des biens importés a de graves conséquences sur les moyens de subsistance des gens.
Étant donné que de nombreux biens essentiels, notamment les médicaments, les matières premières pour la production, les machines industrielles et même certains produits alimentaires, sont importés, la hausse de 53 % de l’inflation des importations va augmenter considérablement le coût de la vie pour la population.
D’un autre côté, la hausse du coût des matières premières importées va directement entraîner une hausse des prix des produits nationaux, davantage de fermetures d’usines, une réduction de l’emploi et une augmentation de la pauvreté.
Dans cette situation, le régime n’a pas seulement échoué à fournir des solutions efficaces pour contrôler la crise mais, selon de nombreux experts, continue d’aggraver l’inflation et la hausse des prix avec ses « politiques malavisées ».
La gestion économique du régime iranien : la principale cause de la crise
La cause profonde de la crise économique iranienne n’est pas les sanctions étrangères mais plutôt la corruption, la mauvaise gestion et l’inefficacité structurelle du régime iranien.
Alors que les pays voisins de l’Iran connaissent une croissance et un développement économiques, le régime iranien reste prisonnier de politiques économiques défaillantes qui ne conduisent qu’à un déclin du bien-être public et à un élargissement des divisions de classe.
Pendant ce temps, les politiques non scientifiques et monopolistiques du régime, ainsi que l’ingérence des institutions militaires et de sécurité dans l’économie, ont non seulement provoqué la stagnation et l’inflation, mais ont également détruit la concurrence sur le marché et poussé les capitaux hors du pays.
Dans de telles circonstances, selon de nombreux observateurs indépendants, espérer une amélioration de la situation économique alors que ce système de gouvernance inefficace reste en place n’est rien d’autre qu’une illusion.
Un avenir sombre attend l’économie iranienne
Le récent rapport du Centre de statistiques iranien ne reflète qu’une partie de la terrible réalité économique du pays.
Compte tenu de la trajectoire actuelle, l’inflation, la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat vont s’intensifier dans les années à venir.
Le régime iranien, qui a toujours échoué à résoudre les crises économiques, n’a fait qu’aggraver cette crise par ses politiques.
Dans ces conditions, le peuple iranien s’appauvrit de jour en jour, les entreprises s’effondrent et les inégalités économiques continuent de s’accroître.

