Le ministre irakien du Pétrole, Hayyan Abdul Ghani, a déclaré que des pétroliers iraniens utilisaient de faux documents irakiens pour contourner les sanctions, et que cette affaire avait été signalée aux États-Unis.
S’exprimant lors d’une émission télévisée, le ministre irakien du Pétrole, sans fournir de détails, a déclaré que Bagdad avait reçu des informations selon lesquelles les forces navales américaines avaient saisi des pétroliers dans le golfe Persique, transportant des documents irakiens.
Il a souligné que Washington avait été informé de la falsification de ces documents.
Au fil des ans, des informations ont circulé sur l’exportation de pétrole par le régime iranien en utilisant de faux documents irakiens.
Par exemple, en 2019, Reuters a rapporté que le pétrolier Grace-1 transportait du pétrole iranien sous couvert de documents indiquant qu’il avait été chargé à Bassora.
Le 3 décembre 2024, Reuters a également rapporté qu’un réseau complexe de contrebande de carburant en Irak, au profit du régime iranien et de ses groupes mandataires, avait généré entre 1 et 3 milliards de dollars par an depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Mohammed Shia’ Al-Sudani en 2022.
Le 19 mars, la marine irakienne a annoncé la saisie d’un navire iranien dans le golfe Persique pour contrebande de carburant, précisant que le capitaine iranien, huit membres d’équipage indiens et deux membres d’équipage irakiens avaient été arrêtés.
Le 4 février, l’ancien président américain Donald Trump a signé un décret visant à rétablir la politique de pression maximale contre le régime iranien et à stopper les exportations de pétrole iranien afin de contraindre Téhéran à mettre fin à son programme nucléaire.
Par ailleurs, le 17 mars, Fatemeh Mohajerani, porte-parole du gouvernement du président iranien Massoud Pezeshkian, a réagi à la décision de Washington de sanctionner le ministre iranien du Pétrole en déclarant qu’il était impossible de stopper les exportations de pétrole iranien.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a également condamné la tentative américaine de stopper les exportations de pétrole iranien, la qualifiant de « violation des principes du droit international ».
Bien que les sanctions contre les pétroliers liés à l’Iran aient débuté en octobre 2024, leur intensité et leur précision se sont accrues ces derniers mois.
Depuis décembre 2024, le Département du Trésor américain s’attache particulièrement à cibler la flotte secrète iranienne de très gros transporteurs de brut (VLCC).
Ces pétroliers, d’une capacité de 300 000 tonnes, soit l’équivalent de deux millions de barils de pétrole brut, jouent un rôle essentiel dans les exportations pétrolières iraniennes.
Ces dernières années, le régime iranien a également saisi plusieurs pétroliers étrangers dans les eaux du golfe Persique et du golfe d’Oman.

