En prévision d’une nouvelle série de négociations entre Téhéran et Washington, les États-Unis ont sanctionné sept entreprises en Iran, aux Émirats arabes unis et en Turquie pour leur implication dans le commerce pétrolier et pétrochimique du régime iranien. Deux pétroliers ont également été inclus dans la dernière liste de sanctions américaines.
Le Département d’État américain a annoncé le mercredi 30 avril : « Le régime iranien continue d’alimenter le conflit au Moyen-Orient, de faire progresser son programme nucléaire et de soutenir ses partenaires et mandataires terroristes. Aujourd’hui, les États-Unis prennent des mesures pour endiguer le flux de revenus que le régime utilise pour financer ces activités déstabilisatrices.»
Selon le Département d’État, quatre entreprises vendant des produits pétrochimiques pour le compte du régime iranien, une société d’achat, une société de gestion maritime et une société d’inspection de fret ont été visées par cette nouvelle série de sanctions américaines.
Parmi elles, cinq sont basées aux Émirats arabes unis, une en Turquie et une en Iran. Le Département du Trésor américain a identifié la société iranienne comme étant « Keyhan Sanjesh Azma International, inspecteur/expert en fret ».
Le 29 avril, le Trésor américain a également sanctionné six entités et six individus en Iran et en Chine pour leur rôle dans un réseau d’approvisionnement en matières premières pour missiles balistiques pour le compte du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Ce nouveau train de sanctions de Washington intervient alors que de hauts responsables des deux pays ont déjà tenu trois cycles de négociations nucléaires à Mascate et à Rome. Le prochain cycle est prévu à Rome.
Deux pétroliers ajoutés à la liste des sanctions américaines
Dans sa déclaration du 30 avril, le Département d’État américain a annoncé la sanction de deux pétroliers, l’ELOISE et l’OLIA, pour leur implication dans le commerce pétrolier du régime iranien. L’OLIA avait déjà été sanctionné pour son rôle dans le contournement des sanctions contre la Russie.
Le Département d’État américain a ajouté : « Les exportations énergétiques iraniennes sont facilitées par un réseau de ces intermédiaires illicites, présents dans de multiples juridictions, qui, par la dissimulation et la tromperie, chargent et transportent des produits pétroliers iraniens destinés à des acheteurs en Asie.»
En vertu des nouvelles sanctions, tous les actifs et intérêts des personnes et entités désignées, situés aux États-Unis ou détenus par des ressortissants américains – qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales – sont gelés et doivent être déclarés à l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor américain.
Le 5 février 2025, le président américain Donald Trump a signé une directive exécutive visant à relancer la campagne de « pression maximale » contre le régime iranien et à réduire à zéro ses exportations de pétrole, afin de contraindre Téhéran à mettre fin à son programme nucléaire.

