Suite aux frappes aériennes israéliennes visant des commandants et des infrastructures militaires du régime iranien, les cours des devises étrangères et de l’or ont rapidement augmenté. Les marchés mondiaux ont également connu une certaine volatilité. Les prix du pétrole, de l’or et du gaz ont augmenté, tandis que les indices boursiers mondiaux ont reculé, même si ces effets se sont atténués en fin de journée.
Sur les marchés intérieurs iraniens, bien que les marchés officiels soient fermés aujourd’hui, vendredi 13 juin, le dollar a connu une hausse inhabituelle, gagnant plus de 100 000 rials pour atteindre environ 938 000 rials vendredi après-midi.
Jeudi 12 juin, le dollar valait environ 837 000 rials.
L’euro et la livre sterling ont également enregistré des hausses similaires. Vendredi après-midi, l’euro, qui valait environ 969 000 rials jeudi, a atteint environ 1 081 500 rials sur le marché libre.
La livre sterling a également progressé, passant d’environ 1 140 000 rials à environ 1 270 000 rials.
La hausse des prix de ces actifs s’est poursuivie jusqu’à 14 h 30, heure de Téhéran, alors même que les marchés officiels iraniens n’étaient pas encore ouverts.
Marchés mondiaux
Dans les premières heures qui ont suivi l’attaque israélienne contre l’Iran, les prix du pétrole brut Brent ont bondi de plus de 7 %, atteignant même 13 %, avant de perdre une partie de ces gains.
Avant même l’attaque, le marché pétrolier avait déjà atteint son plus haut niveau des deux derniers mois.
Dans le même temps, les prix du gaz naturel en Europe ont enregistré leur plus forte hausse en plus de cinq semaines. La principale préoccupation concernait le détroit d’Ormuz, une voie navigable stratégique par laquelle transitent environ un quart du pétrole mondial et la totalité des exportations de gaz naturel liquéfié du Qatar.
Bien que la livraison physique de gaz n’ait pas encore été perturbée, des retards pourraient survenir si les navires commençaient à éviter le détroit.
L’or, considéré comme une valeur refuge, a progressé jusqu’à 1,7 % avant de légèrement baisser. Vendredi matin, il s’échangeait environ 90 dollars en dessous de son record historique de 3 500 dollars l’once, enregistré en avril.
En revanche, les marchés boursiers ont réagi négativement, les indices américains enregistrant des baisses plus marquées que les autres marchés.
Certains analystes attribuent cette situation aux inquiétudes des investisseurs américains quant à la possibilité d’un conflit plus large au Moyen-Orient.
Ces développements se déroulent alors que le régime iranien n’a pas encore apporté sa réponse définitive, et il reste difficile de savoir si le conflit s’intensifiera au-delà de frappes aériennes limitées.

