En réponse aux massacres de manifestants lors du soulèvement populaire iranien, la Nouvelle-Zélande a inscrit sur sa liste de sanctions plusieurs membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ainsi que des responsables gouvernementaux et judiciaires du régime iranien.
Le mercredi 25 février, la Nouvelle-Zélande a annoncé l’interdiction de séjour sur son territoire de 40 responsables du régime iranien impliqués dans la répression des manifestations.
Winston Peters, ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, a déclaré à ce sujet qu’il était horrifiant d’assister au massacre brutal de milliers de manifestants en Iran.
Il a ajouté que les Iraniens ont le droit de manifester pacifiquement, de jouir de la liberté d’expression et d’accéder à l’information. Ces droits ont été violés de manière brutale.
Parmi les personnes figurant sur la nouvelle liste de sanctions, on trouve Esmail Khatib, ministre du Renseignement du régime iranien, et Eskandar Momeni, ministre de l’Intérieur. Mohammad Movahedi Azad, procureur général, et plusieurs membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sont visés par des sanctions.
La Nouvelle-Zélande rejoint ainsi les États-Unis, l’Union européenne, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada, qui ont inscrit à leur agenda des mesures punitives contre le régime iranien en réponse aux récents événements en Iran.
Les activités déstabilisatrices de l’Iran sont inacceptables
La Nouvelle-Zélande a annoncé que les nouvelles sanctions visent également trois citoyens iraniens ayant joué un rôle dans les activités destructrices du régime iranien à l’étranger.
Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères a ajouté que les activités déstabilisatrices de l’Iran sont totalement contraires aux principes d’un comportement étatique acceptable. Les mesures prises aujourd’hui envoient un message clair : ceux qui agissent avec un mépris total pour la vie humaine n’ont pas leur place ici.
M. Peters a ajouté que chaque fois que la Nouvelle-Zélande constate des actions portant atteinte au droit international et à la stabilité régionale, elle continuera d’agir avec prudence et en coordination avec ses partenaires.
Les personnes visées par ces nouvelles sanctions ne seront pas autorisées à entrer en Nouvelle-Zélande ni à y transiter.
Auparavant, la Nouvelle-Zélande avait imposé des interdictions de voyager en trois étapes à 55 responsables du régime iranien pour violations des droits humains en Iran.
Le pays a également sanctionné 29 citoyens iraniens et 19 entités du régime iranien pour leur soutien à la campagne militaire russe contre l’Ukraine.
Le 24 février, Human Rights Watch a rapporté qu’à la suite des massacres perpétrés à travers le pays les 8 et 9 janvier, les autorités iraniennes avaient lancé une vague d’arrestations arbitraires, de torture, de disparitions forcées et de diffusion d’aveux extorqués, et que des milliers de personnes risquaient d’être victimes de procès inéquitables et d’exécutions secrètes.
L’organisation a ajouté que le Commandement des forces de l’ordre iraniennes (FARAJA), le Corps des gardiens de la révolution islamique et son service de renseignement, le ministère du Renseignement et des responsables judiciaires avaient joué un rôle dans cette campagne coordonnée de répression populaire.

